Antofagasta

« Chers parents, amis, lecteurs ….

Tout se passe pour le mieux du monde ici, et je tenais par ce recit, a vous faire part de mes petites histoires.

 

 

Arrivant donc a l aeroport de Santiago dans la soiree du 7, je fus accueillis de facon chaleureuse par la famille de ma fiancee, Evita Lucia Marcella Maria de Bahia Blanca Sagrada Familia.
Ha oui, j avais oublie de vous dire, je suis donc fiance officiellement avec cette charmante damoiselle, que j appelerais Eve. Oui, tout c est passe tres vite, son frere m ayant trouve sur la plage de l ile de Paque en sa compagnie, m a demande d un air tres courtois de poursuivre la relation avec sa soeur : chose que j ai bien eivdemment accepte, avec philosophie.
Donc, aeroport, sourire aux levres, lunette de soleil, et pour ma securite je presume, quelques accessoires de dissuasion tel que clef a molette et batte de baseball, je fus prie de monter rapidement a bord d un combi volkswagen noir aux vitres teintes : je suppose que nous devions perturber la voie de garage.
Aimablement, mes beaux freres, tatoues sur toutes parties de peau apparentes, m ont gentiment aides en me saisissant par les aisselles, pour grimper a l arriere du vehicule, et par un crissement de pneu, pour eviter le traffic, il me semble, nous partimes dans la nuit noire vers Santiago.

Je pouvais donc admirer a travers les vitres, au passage je signalais au chaffeur qu elles etaient assez sales, ce quartier de Santiago que je ne connaissais guere, sans lampadaires, ni signe de vie nocturne.

Arrive dans une charmante petite maisonnette de taules et cagettes, on me brusqua un chouilla pour descendre de la fourgonette : j etais arrive dans la propriete de la belle famille.
Quel ne fut pas ma surprise de voir descendre du premier etage, tel Juliette a son balcon, ma dulcine qui avait quelque peu changee, je pense, car oui, le Piscocola en boite de nuit le soir ou je l ai rencontre ne m aida pas a me souvenir de son soi disant jolie visage : a la lueur de la lune, elle ressemblait plus a Anthony Hopkins dans Elephant Man qu a Scarlett Johanson dans Lost in Translation; mais ne dit on pas que ce qui compte est au plus profond de l autre. (sans mauvais jeu de mot)
De toute facon, je n eu pas le temps de profiter de ma chere et tendre, a la peau claire et rugueuse, car le patriarche de la famille, qui se surnomme, avec humour bien sur, Pablito Escobardo, me demande de venir discuter de nos affaires courantes : le mariage et bien sur, la dote.
Etant donne que je suis quelqu un de bien eleve, je n allais pas echapper a mes obligations.

Alors voila, n etant pas totalement bilingue, j essayais de lui expliquer, que je comptais continuer a courtiser sa fille apres mon long voyage, et je lui decris, avec plaisir, l itineraire que j allais emprunter dans les semaines a venir : le salar d Atacama.
La, je vis dans ses yeux que mon voyage l interessait au plus au point et, sans comprendre il sortit du tiroir d une commode galbée arbalète en acacia massif epoque Regence Louis XV, le tableau de Mendeleiev de classification des elements.
Je ne compris pas toute la suite de la discussion, mais il me parla d un element, je crois le Geranium appauvri (son tableau datant, ne me permit pas de lire comme il le faut), element que je devais lui ramener en guise de dote du desert d Atacama.
Moi, bonne patte, ramener quelques cartons de fleurs, soit disant appauvries, pour me marier a une Chilienne qui a la saveur du piment de Cayenne, je dis pourquoi pas … mais pas desuite.

La suite de l histoire est beaucoup moins marrante : quand j ouvris les yeux, j etais encore a l ile de Paque, dans ma tente, ou la temperature sur la cadran digital de ma montre indiquait un bon 42 degres Celcius : j avais fais une sieste de 2 heures en plein cagnard …. fin du reve … j entendais deja Roger gueuler car nous etions en retard pour partir … ha, sacre Roger, toujours sympa … »

 

Bon allez, j arrete les hallucinations, voici la verite vraie.

 

Aurevoir Rapa Nui, je quitte Moais, Tortues, Volcans et Japonais : ca doit pas etre evident de voir la vie en 16/9 en permanence.

Mon retour a l Ile de Paques c est deroule sans problemes, en meme temps, si je venais a parler de probleme en prenant un avion pour 4h30 de vol, je pense que je serais pas la pour en discuter avec vous.
D ailleurs, je suis toujours tres amuse de constater que la tradition debile d applaudir le pilote lorsqu il pose correctement son engin (comprenez avion) sur la piste est de vigueur ici aussi au Chili.
Remarque, le jour ou les gens n applaudiront pas …. c est qu ils ressembleront a un steack trop cuit sur le tarmac de l aeroport.
Pour ma part, etant donne qu il n y a pas de sous metiers, je me suis mis a applaudir l employe du MacDo lorsqu il a eu finit de preparer ma commande de Mc Combo BigMac, le chauffeur de taxi lorsqu il me depose correctement a l auberge, le vendeur ambulant d empanadas, le cireur de pompe …. grosso modo, j applaudis tout le temps. Bilan : la vie est bien plus chouette non ?

 

Passons, cette histoire d applaudissements.

 

J arrive donc a Santiago du Chili, dans la soiree du 7 : pour de vrai.
Ma derniere quete, « A la recherche d Auguste Pinocchio » n ayant pas abboutie, je commencais a poser quelques questions a quelques pasants : a ma grande surprise on me repondit, toujours en riant, que je le trouverais plus facilement a Orlando en Floride ou a Marne la vallee, pres de Paris : j ai pas tout compris, mais je pense qu’ Augusto, aime lui aussi voyager.

Bon, j avais pas vraiment de plan pour mon retour a Santiago, et a vrai dire je voulais un peu fuir les endroits communautaires, camping et autres auberges.
Taxi, direction calle Antonio Bellet voir si Brice de France est toujours dans les parages : reponse : non.
Petit appel a Claudia, elle peut m herberger quelques jours a partir du lendemain, meme si apres quelques secondes elle me dit ( la la la, la la la la la la la : Cali), qu elle peut venir me chercher.
J hesite, je reflechis, je transpire, et lui dis dans un espagnol parfait : non, je me demmerde c est bon, a demain.
Bref, un coup de la bible Lonelienne, Lonely Planet in South America on a ShoesString, et me voila parti pour une HI (Hostelling International) dans le Barrio Brasil : une nuit et basta.
Au passage, j avais bien fais de prendre la carte HI, car elle me permet d economiser 1500 pesos pour la nuit.
1500 pesos, que j investis aussitot dans une biere Crystal 1L et une Corona 330 cl.
Ouais ouais, je vous vois venir : pochtron.
Je vous reponds : vas t en passer 17 jours sur une Ile a bouffer Riz, pain, tomates et sauce piquante sous 35 degres, en buvant une eau aussi claire et chaude, que celle de la Garonne apres fonte des neiges et on en reparle.

Bref, nuit courte ou je me fais barber (voler) un mousqueton : y quand meme des types qui savent pas quoi voler non ?
Deja a moi ca m etait pas top utile sauf pour bien fermer mon sac, mais alors la .. vas t en comprendre toi.
Apres une nuit sympathique sur un vrai lit sans fourmis (CF Isla de Pascua), je me leve donc vers 8h00 pour decider de : me barrer.
Trop de monde, trop facile de rester ici et depenser de l argent inutilement, apres un arret pipi, je reprends mon sac pour voir du pays Chilien.

 

Comme toujours j attends les signes.
En sortant de l hotel, je me cale sur le trottoir en face de l auberge pour feuilleter le Lonely, quand soudain (comme … soudain quoi), deux taxis jaune et noir deposent devant moi un groupe d Israelien fraichement debarque : merde, l Intifada … et pas de cailloux sous la mains … damned ..
J attends que tout le monde se casse, et demande au chauffeur de taxi de me depouiller de quelques pesos pour me deposer a la station de bus : je sais toujours pas ou je vais mais pourquoi pas.

Je regarde les regions du Chili : sud et patagonie j en viens et assez commun avec l Argentine, alors je me dis le nord, et puis va bien falloir partir un jour non?
Pour les villes et les photos rien de plus simple pour vous : je suppose que vous possedez tous, plus ou moins un televiseur.
Marche a suivre : regarder le programme, section Paris Dakar, et etape 7 et 8 je crois.
Ensuite, vous trouvez le bouton pour allumer votre ecran LCD coin carre son THX et vous vous calez devant le journal du Paris Dakar ( qui j espere cette annee n est pas anime par le soporifique Gerard Holtz ).
Ouvrez grand vos yeux car je traverse et je profite de tous les paysages que vous allez voir sur les etapes recentes : Mendoza (ARG), Valparaiso (Chile), La Serena (Chile) et Copiapo (Chile).
Donc, pour en revenir a mon periple, je prends le bus pour Copiapo : pourquoi, encore une fois aucune idee, mais le fait d approcher le volcan en activite le plus haut au monde me rejouit d avance : vive les barbecues.

 

Alors Copiapo … c est jolie, surtout la nuit (ha, j ai l ame poete aujourd hui)
J arrive dans cette jolie bourgade de 130 000 habitants, qui accueille le Dakar depuis .. tiens aujourd hui, vers 22h30. Pas de carte, pas d adresse, pas de plan de rue …. je cherche donc un taxi pour me deposer dans une Residencia (6 a 10 euros la nuit … mais je reviendrais plus tard sur la vie Chilienne)
Le bougre me fait prendre 3 petites ruelles et je me retrouve (merci la boussole), a quelques centaines de metres de la station de Bus : bon, c est pas trop cher ca va, mais sans deconner, il etait pas obliger de me faire marner 10 minutes pour faire genre c est loin … je sais pas ou je suis, j assume, mais faut pas me prendre pour un ane … et je lui fais comprendre …
Premiere Residence : pas de chambre ….
Deuxieme, un hotel : 27 000 pesos la chambre (1 euros = 800 pesos, par la) … trop cher je trace
Troisieme, une Residence : 5000 la nuit, un lit seul suffit a mon bonheur.

Donc Copiapo, apres une courte visite de la ville, je decide de m enfuir vers Antofagasta, ville de 230 000 habitants.
Durant le trajet entre Copiapo et Antofagasta, je traverse un apercu du Salar d Atacama que j attaque reellement le 13, et bien le desert, c est desertique …. des morceaux de pneus a droite et a gauche, des os, des cailloux, du sable, je tenterais pas le camping ici, enfin le sauna plutot.
Dans le bus, James Bond dans Quantum of Solace, qualite DVDRip, le piratage et l Amerique du sud me poursuivent. Tiens d ailleurs, mis a part le trop plein d action, l est plutot bien le dernier James Bond, c est carrement con en fait un dictateur.

 

Tadaaaaaaaaaaaan, me voila a Antofagasta, ou je resterais quelques jours, jusqu au 13.
Pas de Taxi, toujours pas de carte, et aucune idee de l endroit ou je me trouve dans la ville.
Apres quelques questions, je trouve la rue d un hotel indique dans le Lonely : c est assez facile il se situe entre les enseignes « Toxy Night Club » et « Bar Women and Beers », il me tarde deja la nuit du samedi soir.
Depuis l ile de Paque, je n ai pas pris de vrai (les pieds sous la table) repas, et en regardant la femme de l hotel (Auberge), je crois que c est pas avec elle que je vais causer nutrition : soit la mutuelle pour les proprios des Hotels est carrement pourrie, soit elle se lave les dents les 30 et 31 fevrier.
Elle a les chicos qui ressemblent aux remparts de Carcassonne apres un siege de 6 ans. Une dent, pas de dent, une dent, pas de dent, pas de dent, pas de dent. Elle doit pas etre tracasser par le tartre, a sa place, vu l etat, je boufferais directement du Calgon.
Donc oui, je lui demande pas le rayon bonne bouffe d Antofagasta, car j ai pas envie de manger liquide, puree et compote.

 

 

Bon et si je vous parlais Chili :
Alors faut pas croire que je suis millionaire ici : le budget, sans excursion .. et sans bieres, pour une journee au Chili tourne autour de 35, 40 dollars US.
Et oui, c est la premiere puissance Sud Americaine, et la 37 eme mondiale.

Question nourriture : empanadas (vous chercherez), poulet, completo (Hot Dog avec Guacamol, saucisse, moutarde et fromage), churrasco (viande assez fine), verdure (fruits et legumes), glaces, et pain (ca oui, ils aiment).
Fruit du Chili :

Question boisson : coca cola (putain mais c est une religion), Vin (je suis pratiquant), Bieres (Escudo, Royal Guard, Crystal) et le Pisco (alcool local et Peruvien)

La grande majorite du Chili se trouve sous le Tropique du Capricorne, et la vous avez tous la question de la mort qui tue : dans quel sens s ecoule l eau dans les toilettes ? …. je vous repondrais en Equateur ou je pourrais tester a loisir l hemisphere nord et l hemisphere sud.

Ici on vit a l heure espagnole : desayuno 8h-11h , comida 13h-16h, cena 20h-23h.

Si un jour je veux bosser tranquille, je viens au Chili. Il font un boulot de chaque action, si si je vous assure, par exemple, dans les ascenseurs, y a des types ils sont payes a appuyer sur les boutons.
D autre, aux caisses des supermarches, mettent les produits dans les sacs plastiques.
Ils prennent aussi le taxi pour faire 600 metres ….
Ensuite, ils te squattent la moindre monnaie : par exemple au casino du coin, ils te posent tjrs la question : « et les 40 pesos qui restent, vous les donnez pour l oeuvre des enfants du coin qui vont pas bien? »
Alors toi, pour pas passer pour un gros con, tu donnes … mais au final, ma biere moi, personne me la paye.

Bon, aussi au Chili, y a tous les copains a Rintintin : des chiens de partout, gentils mais naifs, le chien te suit pendant 4 heures et ce con la, a meme pas pris sa bouteille d eau …. sous ce soleil de plomb, bete l ami Rintintin.

C est vraiment pas un pays pauvre, et apres avoir parle avec des jeunes de mon age (j ai pas encroe 30 ans … ), ils gagnent autant, voir plus avec des emplois plus ou moins similaire (Christian : Technicien son et lumiere, Juan Pablo : electricien)
Les gens sortent, prennent des glaces tranquillement, vont a la plage, consomme enormement au snack et bistrot, les restaurants sont pleins, alors vive la crise.
On trouve de grand « Outlets » comme aux USA, d enorme gallerie marchande, de Taco Bell, Mac Donald, Burger King et autre saloperie du style.
D ailleurs, ils ne mangent pas de facon equilibre, ils sont souvent aux snack et fast food.
Rappel pour les djeunz : un menu Best Of Big Mac coute 2700 pesos ici (moins de 4 euros), alors je comprends que le Chilien peut rouler.

Bon, ils ont aussi quelques trucs a changer, genre dans les WC, faut pas mettre le papier dans les toilettes : chaleur et mouche .. hum, splendide, j achete des pinces a linges.

 

 

Bon, je profite de mon dernier jour ici, pour voir ce que je peux faire, pour cloturer en beaute ma campagne Chilienne.

Je prends quelques renseignements et feu.

 

A bientot.

 

Guillaume
(ex traficant de Geraniums)

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