Nazca – Lima – Mancora

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Panamericaine – Transamericaine & Hors tour de Guillaume

Panamericaine – Transamericaine

Je quitte maintenant les hautes terres Peruviennes pour me diriger vers Nasca.
Pourquoi Nasca ? ; car tout simplement on y trouve un heritage de l’humanite, patrimoine mondial et nid a interrogations : les lignes de Nasca. (Geoglyphes : http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9oglyphes_de_Nazca )

Je pars de Cusco vers 17H pour quelques heures de de trajet en bus, a travers cols de montagne (de 3400m a 0m) et desert.
En effet, je me reveille en nage au lever du soleil, apres plusieurs tentatives de vision nocturnes aux travers des vitres.
6H, montagne desertique rappelant vallee de la lune Chilienne et autre ouest Americain.
Un coup d’oeil dans la bible, je ne trouve rien a faire sur Nasca si ce n est les lignes : decision prise, je partirais sur ICA sitot les lignes explorees.
« Un court instant je m’imagine Toxicomane tombe dans un paradis artificiel, et tel Rowenta, des deux narines, je savoure par avance ces kilometres de lignes. » (cote desertique et aspect drogue des lignes me rappelle un certain Las Vegas Parano)
Non, je descends du bus, le temps de repousser gentiments les assaults d’agresseurs autochtones, qui a grand coup de polycopies me presentent les tours disponibles.
2 minutes apres la recuperation de mon sac, je suis assis sur un banc de la station de bus pour reflechir (et esperer ) la meilleure idee.
Yo quiero solomente ir en el mirador para ver las lineas, no mas … pero si tu tienes discuento conmigo, podemos hablar amigo.
60 – 30 – 50 – 30 – 35 … Ok, marche conclus, survol des lignes via le classique, tout ca en nouveau soles bien sur.
De la je fais la connaissance de Juan, futur guide, et surtout, grand admirateur de la gente feminine francaise.

Nous voici arpentant la Panamericaine vers 3 points : le mirador artificiel, le mirador naturel, et le musee de Maria Reiche.
La destruction du patrimoine mondial de l’homme par l’homme : la Panamericaine traverse, transperce, coupe en plein centre les lignes de Nasca.
Repetition du passe : que diront les generations futures en voyant nos lignes betonnees traversant le continent ?

Voir les lignes de Nasca n eut pas l effet d une revelation, mais plutot surpris par la conservations sans prudence des dites lignes.
Comme toutes decouvertes majeures, on le doit souvent a de fortes personnalites abandonnant futur trace et facile, pour se consacrer a une ambition qui devient souvent vocation.
Maria Reiche fait partie de ces personnes la.
Apres avoir arpente les lignes, le nez en choux fleur, des anges sifflants la marseillaises dans les oreilles (Leaving Nasca), je decide de quitter ce Daisy Town pour Ica.
Pourquoi pas ?

Je ne connais rien de cette ville, alors ce stop reposant me permettra d en apprendre plus sur le Perou.
Ica, vous connaissez non ?
Mais si, Ica, l endroit ou l on marche que dans un seul sens. Et moi qui pensait que c etait Suedois, les krissprols sont remplaces par des Choclo con queso, les meubles par des cages a poules et l enseigne n est pas bleue et jaune … une desillusion de plus, je ne suis pas a Ikea.
Sorti du bus apres 3 heures de trajet, accroche par les taxis, approche par les auberges, j ai une vaste idee de la ou je me situe, je pars.
De toute facon la ville ne m inspire guere, je trouve un hotel familial a 5 euros la nuit dans une petite ruelle. La Thenardiere m avertit desuite : si je ramene quelqu un ce soir, il faut payer plus. (Apres le coup de la vierge sur l ile de Paque ….voila un autre delire )
Pas besoin, apres quelque vagabondage dans la ville, repas de rue, je monte prendre une douche bien meritee.

Lima, toujours la Panamericaine.
Capitale Peruvienne, bord d ocean Pacifique.
5 heures de bus plus tard, me voila siege 33, arpentant la voie rapide qui traverse Lima.
On m a vaguement conseille un Backpacker, le Loki Hostel (qui me poussera a ecrire cette vaste parenthese sur le monde des voyages) (voir plus bas, pour en disctuer, commentaires)

Mancor, Perou : 16 heure de bus.
Un petit stop ici avant d entamer mon periple Equatorien.
J attends une connaissance de Cusco, Katia pour le week end du 14 – 15, et je decolle le 16 au soir pour Guyaquil, Equateur. (Puerto Lopez en fait, mais je n ai aucune idee de comment apprehender l Equateur, alors viva la vida)
Le cadre de Mancora : plage, grand spot de surf, terrasse sur la plage, les pieds dans l eau …. y a pire.
Je trouve un camping (en fait non, mais je demande si je peux camper a cote de la piscine (economie oblige), …… et reponse favorable, je suis donc encore colocataire de fourmis et autres araignes.

Bientot l’Equateur.

 

 

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Hors Tour de Guillaume
( Grosse parenthese sur divers aspects du voyage, mais cela fait partie integrante d’un carnet de voyage)

En empruntant le trace de Charles Darwin, lors de son voyage au XIX siecle a bord du Beagle, je m approche donc tout doucement de l’Equateur, et pour utiliser pleinement la parrallele, de l’archipel des Galapagos.
Malheureusement, toute proportion gardee vu ma situation, les prix exhorbitants affiches par les divers moyens de traverse, font de cet ensemble d iles, un mirage aquatique. L’analogie avec l’Anglais naturaliste et visionnaire s’arrete donc ici, pour la partie Amerique Latine du voyage.
Sur la forme donc, car bien que je ne sois pas aussi observateur, des reflexions sur l originie, le comportement et l evolution de l espece, me poussent a ecrire certaines remarques.
Si, comme vous le feront remarquer certaines personnes dans le cas contraire, estimez que la vie est une grande aventure, n en decoule pas forcement de grand aventuriers, je parlerais plus precisemment ici d’un contenu de vie, le voyage.
Non pas, que je porte seulement un regard critique sur la maniere dont naviguent quelques personnes dans leur parcelle d’existence, mais ma non moins co-existence a leur cote va dans ce sens la.
Faisant parti du voyage depuis 3 mois, voici de petites observations.
 » Aller devant soi en regardant derriere  »

J’ai compris que j’appartenais sans le vouloir, a une vaste nebuleuse, et grace a un recul certain, j ai pu constater, departager, dissequer, et enfin etablir les differentes constellations.
A l’aide, d’une part du mois de Fevrier qui est l’hote de ceremonie Cesarienne, et d’autre part, de ma propre histoire, plus precisemment de ce chapitre debute le 19 Novembre, je vais vous presenter, en compagnie de mon ego demesure, les protagonistes du « Fabuleux destin de Guillaume Albin ».

La ville du recit n’est pas Paris, Montmartre et le cafe des deux moulins. Je profite de mon triste passage sur Lima, avant de rejoindre l’Equateur, pour vous conter ces faits. (Non pas que j eu deteste a ce point Lima, mais il s agit de la base de mon observation)
Je sejourne donc dans un Backpackers hostel, et si ce mot a la mode ne vous dis rien, il s agit rien de plus que d’un hotel Routard. Pour situer encore plus precisemment l’action, quartier Miraflores, il est important de le souligner

Revenons aux protagonistes, comme je l ai annonce plus haut.
Qui dit hotel Routard, doit forcement dire Routard, et bien de la meme facon qu un seigneur puisse vivre dans un Chateau, il n’agit pas forcement de la sorte; Jean de La Fontaine disait donc vrai, l’habit ne fait pas le moine.
Par idee franchouillarde, le routard est de cette race de personne a avoir attendu plus de temps le messie, dans un hotel de terminal de bus que sur l’autel d’une eglise, mais j’eviterais de m’enliser avec une quelconque note de croyance ou de religion.
Mon espece a moi, le routard de mon epoque, est, tel le cheval, ferre de logo North Face, Vaude, Quechua, Lafuma, Karrimor, Doite, Nike, Salomon, Goretex.
Ses temples sont MacDonald, StarBucks, Burger King, Dunkin Donuts, Pizza Hut, Bembos.
Son langage est ainsi international.
Sa maison, le Backpacker hostel, est un soit disant havre de paix, ouvert a tous, mais il faut neanmoins revetir un bracelet couleur fluo pour montrer cette appartenance, d’ou un certain paradoxe avec l’ouverture d’esprit. Lorsque l’on sait que le premier contact visuel est compose de toute sorte de prejuges (Etes vous toujours restez impassible a la vision d’un tatouage, d’une coupe de cheveux, ou encore sur la tenue de certains vetements?), comment s’affranchir de ces prejuges si on donne aux autres la possibilites de se transformer en jure a la moindre occasion ? Comment vouloir integrer une culture si l on se pare, en plus de nos marques visibles d’appartenance ethnique, de rappels superficiels a notre provenance ?
Il s agit de se poser la question d’assumer son statut de touriste ou vouloir devenir autre chose.

Parenthese fermee, voici donc Miraflores, Pandemonium parfait du 21 eme siecle. Casinos, discotheques, franchises bien connues, clubs de striptease : voyager jusqu’ici pour retrouver ce que l’on a chez soi.
Ce barrio, est la representation parfaite de l’idee qu’il ne faut pas adapter une ville aux touristes, mais aux visiteurs a faire l’effort necessaire de s’adapter a une ville.
D’une part car cela fragilise la communication entre les peuples ou l’on entasse des etrangers dans le confort, alors que dans le lugubre, certains n ont pas de quoi manger.
D’autre part, mais cela en devient la consequence, on ne parle plus de touristes et de residents, mais de proies et de chasseurs (des que certains osent s’aventurer en dehors de leur secteur : fait rare) : rancoeur, envie, jalousie prennent possession des hommes. Peut on vraiment leur en vouloir ? De temps a autres, les conditions sont telles qu’ils nous arrivent de penser, tiens, je ne pourrais jamais vivre ici …. , mais certains n’ont pas le choix, et y vivent.

Alors voila, ou se trouve mon routard, qui ne l’oublions pas, porte fierement son bracelet fluo. Dans son quartier d’une securite absolue, loin de toute preoccupations fondamentales (dormir, manger, que faire) car tout lui arrive sur un plateau.
Peut on vraiment parler d’aventurier lorsque l on possede tout ses reperes a proximite ?

Neanmoins, je suis oblige de mettre un bemol sur certaines observations, tous les portagonistes ne sont pas pourvus des memes caracteristiques.

 

 » Errare humanum est  »

Ne pas faire de generalites, tout le monde ne voyage pas de la meme facon.
Je trouve donc des « Tours du mondiste », pour qui (pas tous, heureusement) faire le tour du monde apparait comme l’objectif numero 20 d’une longue liste de chose a faire dans une vie, coince entre le numero 19 « devenir une rock star », et le numero 21 « faire un saut a l elastique ». (les facilites du 21 eme siecle ont fait de ce reve un produit de consommation)
Ceux qui font partis du « pas tous heureusement », ont d’autres objectifs : d’une part, rare sont ceux qui voyagent seul, et dans le cas de la solitude, on sort du schema TDM (Tour du monde) sur 1 an (commercial), mais plutot, d’un voyage sans but precis,en fonction des finances.
D’autres, plus extremes, et en recoupant les histoires, ont connus de grande desillusion sentimentale, et partent donc. (Un chanteur francais evoque qu’il est plus difficile de perdre son amour que de perdre la vie ….. cela rejoint donc Romeo et Juliette, Hamlet, Tristan et Yseult, …)
N’ont ils pas tout a fait tord ? Aucune idee, mais au lieu de penser que l’erreur est humaine (titre), je prefere dire que Le propre de l’homme est d’errer, traduction possible.

Ceux qui partent en couple sont tout aussi courageux : se mettre a l’epreuve 24h sur 24, 7 jours sur 7 (sans Anne Sinclair), toute une annee (TDM commercial …. mais le plus repandu) est un vaste chantier.

D’autres encore, decident avec famille entiere, enfants en bas age compris, de faire de la meme facon, mais n y a t il pas une maniere malsaine d’aiguiller la vie des autres (enfants) en poursuivant uniquement sa propre ambition ?

Pour finir, et caracterisitique essentielle, la grande majorite des personnes (99 % des gens depuis que je suis parti), voyage avec une date de retour, sorte d’epee de Damocles, de fil a la patte, et a cause de cet aspect la, je comprends aisement que l on puisse se ranger du cote de la facilite pour trouver le gite et le couvert.
Pourtant avec un minimum d’effort, vous pouvez vivre comme le plus simple des voyageurs; manger a moindre cout, comme lorsque l on a pas la facilite d’une cuisine, aux portes du marche.
Dormir sans luxe particulier aux abords de stations de bus, et autres terminaux terrestre, au pire il existe le camping.

 

 » Un gosse millionnaire dans un magasin a bonbons  »

Voici quelques comportements backpackeriens.
Revenez quelques annees en arriere (pour les plus vieux, un demi siecle), dans cette periode qualifiee de pre-adolescence, ou l on cherche a se demarquer des autres, ou le visuel prends une place considerale dans l existence, ou l on desire 1000 choses sans aucun moyen de rentrer finance.

Et bien, ici, certains de mes compagnons de route, comblent la moindre envie (souvent a l exces) au premier bourgeon, et en plus de se trouver en l’etat de majeur et vaccine, une rupture parentale c’est instaure a l aide de la distance. (plutot le fait de ne pas etre constamment soumis a un jugement parental)
Aussi, a leur faveur, le prix de certaines choses dans leur monde developpe (ou en voie de sous developpement vu le contexte actuel), est ici plus accessible.
Ainsi, dans le but de se demarquer peut etre (si tout le monde se demarque de la meme facon la majorite bascule non?), tatouages, piercings, curiosites capilaires, adoption de look televisuels, fleurissent a tout bout de champ. (Pas une critique, un constat, j’aime assez les tatouages, encore faut il qu’il ait un sens …)
Si je parle de ca, c est parce que ce sont les memes Backpackeriens, qui se plaignant de devoir raccourcir leurs voyages, de ne pas pouvoir rallier tel ou tel site excentre car les transports ne sont pas gratuit, s’offrent a longueur de journee glaces, coca, hot dog et accompagnent leur repas, certains pour la premiere fois de leurs vies, car ils peuvent etant seul, de quelques breuvages alcoolises.(pas de marques … pas de pub gratuite sur le site le plus lus sur le web)

Je prendrais l exemple de deux Australiens, voulant voyager plus loin et plus longtemps, mais contraint de rentrer dans quelques semaines car manque de ressources. Je les retrouve apres 3 nuits en auberge a petit dejeuner inclus, se levant en debut d apres midi pour me raconter leurs 3 soirs de debauches en boites, clubs et casino a 200 soles le cumul.
Je suis d’accord avec vous (ceux qui me connaissent un peu,savent mes non limites dans ces domaines de bringues), mais comme la Fontaine continuant de deverser verites, on ne peut avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la cremiere.

Ici intervient donc un aspect qui partage en deux grandes categories les backpackers : ceux qui sont en vacances et, ceux qui voyagent.

 

 » Qui de la terra incognita ?  »

Combien d’entre vous ont eus, ou ont toujours une attirance pour un globe terrestre ou une map monde ? Et dans votre entourage, qu en est il ?
Je ne dois pas etre loin d’avoir raison sur cette phrase, en pensant qu’au moins une fois dans votre vie, vous vous etes attardes, ne serais ce qu’une minute, sur la representation geographique du monde.

Malheureusement (je suis peut etre pessimiste ici), je pense que les generations depuis pres d’un siecle, et la fin de la terra incognita, sont accompagnes par un sentiment de frustration, sentiment encore plus accentue pour la generation a venir, car un acces aux images de tout lieux est possible a tout instant.
Bien evidemment, je ne parle ici de frustration qu’en liaison avec le voyage et la decouverte de nouvelles terres.

La surface du globe ne possede plus de terra incognita (quelques coins d’Amazonie peut etre), et grace a cette vision la de la terre (a cause), j ai du mal a considerer un voyageur comme un aventurier.
Que fait le voyageur d’aujourd hui si ce n est d’explorer des routes et territoires maintes fois empruntees?
Se prendre pour Indiana Jones en traversant 4 parcelles de jungle, monter dans un combi et revenir tranquillement dans une chambre d hotel ?
Toutes grandes explorations n existent plus aujourd hui, les chemins de pseudos aventures ont pour noms Transamericaine, Panamericaine, Transiberienne, Route 66, Route Europeenne, …

La terra incognita n’existe donc plus … , elle en a fait changer de terra.
Les quetes sont aujourd hui differentes.
Par exemple, si il est aise de traverser les USA d’est en ouest, cela l est beaucoup moins en compagnie d’une autruche sur des echasses : l homme a besoin de defis pour combler cette pseudo non inconnue.
Aussi, la science est le domaine des nouvaux aventuriers, le spatial et la terra incognita du ciel, le medical et les voyages dans le cerveau…..
Ajoutant a cela, la quete de la comprehension du monde, et plus important encore, de comprehension du soi.
Certains disent : si tu veux la paix, prepare la guerre, a vouloir donc toucher un abyme et se preparer a toute eventualites pour, atteindre une certaine serenite, un semblant de quietude.

 

 » Les voyages forment la jeunesse … »

On m a repete ceci a plusieurs reprises, peut etre car; l’esprit du debutant contient de nombreuses possibilites car vide, celui de l expert, au contraire, en contient peu.

 

 

Quand a moi, meme si je quitte la Panamericaine dans quelques semaines, je la retrouverais dans quelques mois.

 

 

PS : je me soumets au vote du sondage, je garde les cheveux.

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