Puerto Lopez – Quito

Aurevoir Mancora, bonjour Guayaquil, enfin l’Equateur, le centre du monde.

L album a Panini 04EF69539 commence a grossir (numero de passeport).
D’ailleurs, comme j en ai un peu assez de me repeter sur les phases d enregistrements d’identite (hors frontiere bien sur), j ecris un peu n importe quoi.
Au Machu Picchu, j etais : Jean Bond – MI06007
A Puerto Lopez, j’etais : Polo Ricard – 51PS45
A Mancora, un autre : Billie Jean – 2009MJ00
Ce sont les registres des hotels, lieux hautement touristiques, la frontiere, vu que ce sont pas des rigolos, je joue pas trop avec eux.

 

Donc j arrive a Guayaquil vers 4h30 du matin, apres avoir pris une douche dans le bus.
Comme vous vous en doutez, la douche n etait pas volontaire, le bus prennait l’eau, a croire qu’il faut que je voyage en tente.
Ha oui, la tente, donc a Mancora, j ai dormi dedans … ouais, vous allez dire monter une tente et dormir dehors, t’es un peu con l’ami; mais c etait juste pour dire que cela me rappellez les conseils des vendeurs du vieux campeur.

Petit dialogue d’avant mon depart :
– GA (ca c est moi hein) : vous avez des tentes assez resistantes, tout en etant legeres.
– Vendeur (ca c est le benet) : oui bien sur, tout cela depends du prix.
– GA : a voir, je compte pas acheter un mobylhome non plus, mais il faut y mettre le prix non?
– Vendeur : bien sur, bonne reflexion (flattes moi du con … suis pas un lapin de 2 semaines)
– Vendeur : nous avons donc, une North Face, testee en laboratoire (laboratoire en tente), qui resiste a des vents pouvant aller jusqu’a 180 km.
– GA : ……
– GA : …… ouais, j ai toujours voulu dormir dans une tornade …, entre nous, vous pensez pas que si les tentes etaient resistantes a ces forces la, on vivrait pas dans des maisons, mais dans les tentes non ?
Serieux, je me vois bien, pepere, monter ma tente, en prenant la grele et la pluie, dans un mini cyclone, et me dire, perso, moi je m en branle, je viens dormir dans ma super tente.
Sont cons les Americains pendant Katarina de pas avoir eu de tente comme ca …. ha la la, jte jure.
– GA : et sinon, un autre modele, question pluie ?
– Vendeur : alors oui, j y venais (…), nous avons une VAUDE, qui est donc, etanche. Ce sont les chiffres les plus haut niveau precipitation (10 000 mm pour le toit et le sol)
– GA : oui, voila, je vais donc planter ma tente sur la banquise ou sur un Bateau … au pire, a maree basse je la pose, meme si la maree remonte, sous l eau, a marre haute, je me marrerais bien tiens …. (mais tu me prends pour un con, une tente etanche … sans deconner)
– Vendeur : je vous laisse regarder et reflechir ?
– GA : non non, on la joue a pile ou face hein ?, je ferme les yeux, un tour sur moi meme et j achete …
Des fois, y en a, ils ont des idees.

 

Ha oui, donc j arrive a Guayaquil a 4h30 du matin, et surtout, on te dit que la ville c est pas la plus sure au monde.
Bon, je cherche une banque, je retire des billets « in God we Trust » (depuis 2001, la monnaie est le dollars cause grosse crise).
Bon, je veux aller, d apres conseils et lecture, sur Puerto Lopez, alors je cherche un bus.
Evidemment, aucun ne va dans la direction que je souhaite, ou plutot si, mais l entreprise a rendue le bilan, donc je prends des chemins de traverses.
Guayaquil, JipiJapa, Puerto Lopez : bienvenu dans le parc Machallila, et sur une des plus belle plage d’Equateur.
Les bus sont, comment dire, rustiques, mais tant que cela m emmene d’un point A a un point B, je suis pas exigent.

Nouvelle : depuis maintenant quelques jours, mon sac sent le poisson (la bonne grosse odeur du poisson, hum … j adore).
Oui, il a voyage 4 heures en plein cagnard dans la soute d’un bus, ou une famille de thon se reposait sur sa gauche. (je pourrais peut etre demander a trouver du boulot en tant que pecheur, j ai deja l’odeur)

Aussi, l’absence de touristes me fait plaisir.

Je reste donc 3 jours sur Puerto Lopez : le temps de decouvrir la Selva (jungle)
Donc, pour 45 dollars, un van m emmene vers un pueblo au centre du parc pour me ballader dans la jungle …. non, en fait je demande une carte, et je vois que le pueblo n est qu a 10 km dans la jungle, alors je gazouille a pieds.
Arrive au pueblo (Rio Blanco), je cherche un peu d’eau : je suis pas encore un chameau.
Premiere question : « mais tu es ici tout seul ? »
Et ma reponse : non non, j’ai une colonnie de Mini-Pouces dans ma poche droite, d’ailleurs Grand Pa Mini commence a se pleindre de la chaleur…

Les gens sont intrigues, et effectivement lorsque je regarde le registre du parc, les inscriptions se font plutot en groupe, je comprends donc mieux les interrogations.
Le type du pueblo me demande de payer 3 dollars pour les frais de recherches (a 3 dollars, je vois bien les gonzes venir me chercher a la bougie … quel budget 3 dollars pour lancer les recherches!)
Je parle un peu avec lui, lui fait comprendre que je suis pas totalement debile, et que de toute facon, j ai pas 3 dollars sur moi, il me laisse donc tranquille, en m expliquant neanmoins, que le mois passe un Neo-Zelandais s’etait perdu.
Je comprends plus tard comment le type, qui appartient au pays qui prends des taules contre la France en coupe du monde de rugby, s’est perdu : plusieurs Rios traverses le parc, 40 chemins differents, super. (je comprends aussi sa phrase : tu veux pas des bottes ?)
Je me ballade 2-3 heures dans le parc, j’apercois des singes, des oiseaux, des papillons (ouais ouais .. les photos, mais j ai pas encore de Zoom 10X), et apres avoir servi de repas aux moustiques, je retourne dans le village.
Je reprendrais la phrase de Timsit : » … maintenant, apres les moustiques, je chausse plus que du adidas …. pas les tennis, les sacs de sports »

Retour sur Puerto Lopez, ou je cherche un billet pour Quito, la capitale.
La je rencontre Ketty, 32 ans, et je fais semblant de pas comprendre lorsqi’elle m’appelle « corazon » : elle est entoure d’une chiee de gosses et j’ai pas vraiment envie de voir le mari debarquer furax. (en fait, apres avoir parler avec elle, ce sont pas les siens, tu cumules les boulots en Ecuador en fait.)

Billet en poche, je pars prendre une douche apres 9 heures de deambulation.
J’ai RDV a 19h30 avec Jofrey et Darwin, des geologues que j ai rencontre sur le retour.
Un des deux s’appelle Darwin : cause Charles Darwin et les iles Galapagos.
Je remercie donc mes parents pour ne pas m avoir appelle Oleron, Aix, Re ou Quiberon.

Le lendemain, je vais voir la belle Ketty, par precaution (), savoir si mon bus part toujours a l’heure, et la, surprise, le centre de l’Equateur est bloque par la pluie, les glissements de terrains.
Bon, la compagnie Reina del Camino n aura pas un Francais comme voyageur, je pars vers la cooperative Aray, qui essayera de m’emmener sur Quito (j exliquerais le « essayera »)
Pour patienter, dans la journee je vais me ballader sur la plage ou je rencontre deux chevreuils basques.

Dialogue, seconde partie:
Chevreuils – Tu voyages sur l’Amerique du sud (note l’observation pertinente …)
GA – oui oui, c est donc ca
C – Ouais, c est un bon coin, j’emmerais acheter un camion au Canada pour venir ici
GA – ouais, t’as raison c est pas loin le canada (comme 8000 km quoi !!!)
C – Ouais, on vit en France, au Pays Basque, dans un camion, et on doit revenir dans 3 mois car on a nos chiens
(oulaaaaaa, je me suis embarque dans quoi comme discussion?)
GA – ha, c’est cool, buena onda. Vous vivez en autarcie quoi !
C – non non, au Pays Basque … pres de Bayonne, l’autarcie on aimerais y aller pour voir Sydney et le bush
GA – ha o, bon, je vais aller dormir un peu je crois …

 

Voila donc avec qui je me retrouve pour passer l’apres midi.

 

Puerto Lopez : 19h du soir, bus Aray, place 9.
Je me retrouve a cote d’Alejandro, Argentin de Buenos Aires, avec qui je partagerais mon temps sur Quito.
Le bus doit nous conduire sur Quito en 10 heures de temps, une bagatelle maintenant, sauf que les bus Equatorien sont assez pourris a vrai dire.
De plus, il ne s’agit pas de Direct, donc arrez vers 00h, 1h du matin, et 2h du matin ….. et la, donc, premiere grosse embrouille Sud-Americaine : avant d’arriver sur Santo Domingo de los Colorados, on essaye de me voler mon sac a dos (pas celui de la soute, celui la, je le considere toujours comme porte disparu etant donne qu’a chaque arret, si on veut te le barber, rien de plus simple)
Non, la je parle du petit, Passeport, CB, musique et photos (j ai rien d autre en meme temps … mais voila, c’est l essentiel)
En fait, j ai toujours pris l habitude d’enrouler une sangle autour de ma jambe, et donc dans la nuit, vu qu’en plus c’est le Camel Trophy je dormais pas des masses, j’ai senti doucement le sac glisse vers l’arriere, puis, un peu de mouvement derriere. Comme j etais a cote de la vitre, je regarde avec le reflet de la lumiere, et je vois Ducon se relever et parler a son compere : j ai pige desuite, j ai pris le sac sur les genoux, j ai vu que la sangle de soutien au ventre etait defaite mais tout etait OK (j ai aussi pris l habitude de faire un petit noeud niveau fermeture eclair).
Je me suis donc retourne pour voir les deux Gus, grand yeux ouverts, un peu surpris, et genre aggressif.
Ils y sont revenus une fois, mais pas plu car ma semelle a malheureusement derapee sur sa main.

Bon, comme je vous disais, les routes etaient bloquees.
Donc, vers 2 heures du matin, sans infos, rien, le bus s’arrete au milieu de nulle part : pas de passage, l’armee bloque tout, nous attendrons jusqu’a 6 heures du matin pour retourner sur Santo Domingo, l’arret precedent, ou les deux jeunes etaient descendus.
Gros bordel en fait, car AUCUN passage entre la cote et le centre (la sierra).
Apres quelques debrouilles, je trouve une compagnie (Zaracay .. comme celle qui fait bouffer des plantes), qui m’emmenera sur Quito, par le nord, en 7 heures de temps.

 

 

Quito.

Comme vous devez vous en doutez, Quito qui se trouve en Ecuador, se trouve aussi proche de la ligne de l’Equateur : et bien tout comme a Ushuaia, c’est la marque de fabrique des enseignes : Hotel du centre du monde, restaurant du centre du monde, et apres avoir fais le caca de la fin du mondea Ushuaia, je fais aussi le caca du centre du monde (me tarde deja l’Alaska).

Je debarque par chemins de traverse au Mariscal Sucre, barrio de la ville nouvelle, a l hotel Centro del Mundo (le moins cher …. de la nouvelle ville, je trouverais un hotel encore moins cher dans la vieille ville : 3 dollars la nuit au lieu de 5.60)
Au passage je croise Ricardo, et un groupe de Chilien et nous parlons restauration, plus precisemment regime : ils ont suivis un regime TROLE. Ha ca, je connaissais pas, et c’est pas du Slim Fast, disons que, pour vous expliquer, tu rentres dans le TROLE et tu sors avec quelques kilos en moins.
Qu’est ce que le TROLE, et be c’est le bus electrique ….. donc, tu perds pas du ventre, mais qu’est que ton sac est plus leger …
Le Mariscal Sucre est aussi connu pour des offensives nocturnes, et chaques jours, des gonzes de l’hotel (et meme des locaux) se font depouiller : ouais … tout un programme.

Premiere soiree, 12 litres de Rhum Coca (Cuba libre pour les non inities) offerts par l’auberge, puis on remet ca de notre cote.

Ensuite, les jours se suivent, et se suivent en fait : centre historique, ferias, marche d’Otavalo, Mitad del Mundo.
D’ailleurs, le centre du monde c’est vachement bien : tu arrives a mettre un oeuf sur un clou. J’ai pas encore saisis a quoi ca va me servir dans le futur, mais ca leur fera pas gagner la guerre aux Equatoriens.
Sinon, marrant les jeux d’eau hemisphere sur et nord, a 5 metres pres, ca tourne a gauche ou a droite (faites l experience chez vous, dans les chiottes c est plus facile) et sur la ligne de l’Equateur : ca coule a pic, sans sens horaire ou anti horaire

Video ci contre :

 

(pas de moi la video, mais exactement la meme que je possede … vas t en uploader de fichiers de 10 megas en 56k … certains comprendront)

 

Sinon, Quito c’est beau (mon cote « je fais des rimes la »)

Donc, dans le desordre, je mettrais les photos a jour du : teleferico, plaza San Francisco, Mitad del mundo, mercado de Otavalo, centro historico …..

 

Je vous laisse donc, je descends sur le centre de l’Ecuador maintenant (si y a des routes, je verrais plus tard.

 

Mode borracho ON >

Hop, senor ….. 2 mosquitos por favor …. si, sabes, la bebida con menta, lemon y azucar …. pero si, mosquitos …….ha mierda no, mojitos, disculpe.

Mode borracho OFF>

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