La Paz – Cochabamba

Ici et la.

Je pars donc d’Ecuador, de Loja, via Loja international, car je me dirige vers la Bolivie via le Perou.
Oui, le moyen le moins cher est terrestre, en Bus, via le Perou, et le voyage me reviendra a 150 (Soles) + 8 (dollars) + 70 (soles) + 30 (soles) soit environ : 75 euros.
Mais, comme tout moyen economique, je ne pus le faire d’une seule traite.
Itineraire d’un enfant gate :
– Loja, 7 heures du matin avec destination Piura au nord du Perou pour un voyage de 9 heures, avec traversee de la frontiere. (ce petit pont de bois je traversais naguere) (8 dollars)
– Piura, sans argent Peruvien, j’arrive en banlieue, ou il faut que je me dirige vers le centre ville pour trouver une banque et retirer des nouveaux Soles. Les compagnies de bus se trouvent donc dans une zone fort non sympathique : un type essaye de m’embarquer par la manche dans le marche, je l’ejecte, mais c est vrai que dans ces moments la, avec toutes les affaires sur le dos, en pleine banlieue,c’est la ou tu es le plus vulnerable.
Donc, le bus de Piura partira a 18h30, j ai donc une attente de 2 heures avant de partir pour 17 heures de trajet pour Lima, capitale donc Peruvienne. (70 soles)
– Lima, j arrive donc vers 11 heures du matin a Lima, et je regarde ce qui ce fait pour rejoindre un terminal de bus important sur la region Peruvienne proche de la frontiere Bolivienne : ce sera Puno, et la ville de mon pote Antonio Gonzales. Le bus partira a 15h45 pour Puno, et un trajet de 23 heures de bus. (160 soles)
– Puno, j’arrive donc a Puno aux alentours de 14h. La, je croyais prendre un bus de nuit pour la Bolivie, mais la frontiere ferme, donc, avec cette fameuse chance qui me caracterise de temps en temps, j’ ai un bus a 14h30 pour La Paz via Copacabana (pueblo sur le lac Titicaca mais cote Bolivien) (40 soles)
Le trajet durera 7 heures avec changement de bus a Copacabana et passage de frontiere (Visa de seulement 30 jours, que je modifierais sur La Paz, a grands coups de photocopies pour obtenir un VISA de 90 jours … vous verrez pourquoi plus tard.)
– Copacabana et La Paz : le trajet durera 3h30 – 4h entre Copacabana et La Paz, avec traverse nocturne du Lac via embarcation non identifie flottante (Bus et gens a part … je comprends pourquoi vu la gueule du truc) et je me retrouve avec Rene, commercial de La Paz, un indigene Aymara, ancien prof d’histoire, et nous aborderons sujet aussi interessant que religion, politique, voyages …. conseils egalement sur La Paz, car arrive a La Paz vers 22h30, en pleine nuit, dans un quartier pas trop sur non plus.
A noter, que je suis le seul a voyager seul, mais surtout le seul a avoir une conversation avec un Bolivien, les Japonais jouent a la Nintendo DS et PSP, les Israeliens mangent des chips, les Turcs font la gueules et enfin, les chiliens dorment (bus de gringos evidemment, mais bon, j ai de la chance de me trouver aux cotes de ce bonhomme)(il m avouera aussi, que si il n y a pas de pont lorsque nous devons traverser, c est parceque la contrebande et le trafic sont plus faciles)
– La Paz : j arrive a 22h30, je suis le seul a parler Espanol avec les Chiliens, et je vois ou je peux trouver un taxi semi sur, donc les Israeliens me suivent, et nous prenons un taxi ensemble, et meme si j avais une adresse, je decide de les suivre (de toute facon, on va pas splitter le taxi en 2)
Je profite de trouver un ATM pour retirer 800 Bols, soit 100 euros, pour voir venir (je dois aussi trouver une paire de chaussures si je veux randonner) de nuit, toujours assez peu evident.
Nous arrivons sur l hotel el Lobo, et 30 Bolivianos pour domir en dortoir.
Une douche, enfin, et changement de fringues, car depuis 4 jours aucun changement.
Je monte au bar de l’hotel, une demande une Bock, biere Bolivienne a 7 degres : a 3600 m (altitude de la Paz, plus haute capitale du monde), ca demmenage.
Malheureusement, je suis en monde Hebreux, tout est ecrit et fait pour les Israeliens : les gens ne comprennent pas ce que je fais ici. Impossibilite de parler avec les gens, bon, tant pis, je partirais en quete d un autre lieu demain.

Chose faite : Hotel El Cactus, ou je passe du temps a jouer avec Willmert, le gosse qui bosse dans l hotel (a 12 ans il bosse toute la journee, alors je passe du temps, quand la duena n est pas la, a m amuser avec lui)
27 Bolivianos la nuit, en dortoir, impeccable.

La Paz : ballade sur les hauteurs, le parc, les places, eglises, marches, j aime bien cette ville, et l’aspect insecurite ne se fait pas ressentir.
L’hotel cactus se trouve pres du marche des sorcieres : donc, en vrac, je peux acheter des foetus de lamas, des grenouilles sechees, et tout un tas de trucs interesssants.
Je croise quelques francais, et quelques soiree a grand coup de Mojito.

Apres une ballade dans le marche, je demande (par curiosite bien sur …) le prix d une bouteille de Rhum : 15 Bs, donc on va se la coller tranquillement dans l hotel, a moins de 2 euros la bouteille, Yihhaaaa.
A oui, il y a aussi de l’alcool potable : 96 degrees, ca decoiffe serieusement. (en fait j avais deja tester ca a Santa Teresa, mais je me souvenais pas ce qu’il y avait dans la bouteille)
Donc je n ai plus d aphtes dans la bouche, plus de gersures aux levres, et je crois que cela fonctionne un peu comme le Desktop dans un evier : je suis rince.

Je pars egalement en quete d’une paire de chaussures de montagne, et je tombe sur une petite boutique « ChezCoursVite », ou il y a tout un tas de paires de chaussures sympa, mais dans une seule taille chaque fois : fournisseur qui doit s’appeller « TombeDuCamion ».
600 Bs la paire de New Balance GoreTex en 43 1500 GTO qui se trouve aux alentours de 169 dollars sur le net, vla la bonne affaire.

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On prends les memes … et on change .

Depuis le Perou, je me suis mis en contact avec des ONG Francaises et ONG locales.
Voyager differement.
Puis, avec les rencontres, les discussions et un brin de curiosite on obtient aussi de bonnes adresses.
Dans un premier temps, je suis en contact avec l ONG Mano a Mano a Cochabamba : aider les enfants, cours d’Anglais, d’informatique, construction de route. Je dois m y rendre courant Mars.
Un autre contact sur Sucre …. je verrais bien.
Dans un second temps, je suis partis dans le nord de la Paz, voir un Belge qui fait de la permaculture dans le parc Madidi (parc contenant Anacondas, caimans, perroquet, mygales, singes, etc …)
Le dernier Roi de Belgique :
Je pars a la rencontre de Bruno de Roissart (vous pouvez chercher sur le web), un Belge vivant en Bolivie, qui cultive sur pres de 4 hectares, oranges, bananes, ananas, manioc, cafe, the, choclo, …..
Je ne resterais que quelques jours dans le pueblo de Santa Cruz de Madidi, proche d’Apolo (non Santa Cruz au centre de Bolivie), mais suffisament pour reflechir (a grand coup de vin d orange … non je rigole).

Je vous conseille de visiter son site, http://www.sachawasi.org
Je sais que certains d entre vous ont des idees en communs avec l individu.

Pour se rendre chez l’ami Bruno, vous devez prendre un bus La Paz Apolo, puis d’Apolo, et bien pas de route, alors Jeep (ou mobilidad comme ils disent)
Attention, se mefier du Bolivien : ils disent genre : ouais facile, tu as 3 heures de routes a pieds pour aller au pueblo …… en fait, Fabien l’a fait en 6h30 (Fabien un Breton sympa que j ai rencontre avant d aller chez Bruno, et qui retourne chez ce fameux Belge) et moi, pour mon retour, car je ne voulais pas attendre de mobilidad, je suis parti a 6h du matin pour arriver a 10h, avec 20 minutes de Jeep.
Ha aussi, il y a quelques Rios a traverser, eau jusqu’au nombril, la mochila de 25 kilos sur le dos, ideal pour traverser les rivieres du parc madidi (« tiens, jolie les poissons multicolores…. … merde ils piquent …. piranhaaaaaaaaaaaaas »)
Arrive sur place, oui la place, ZE place, la seule l’unique, du village, direction la maison de Bruno ou Miguel et Mijal sirotent jus d orange et mate Chilien (Miguel est Chilien, Mijal est Israelienne).
Decouverte des quelques hectares de jardin de Bruno, puis petites cuieillette d’oranges (jaunes, mais savoureuses) pour se tomber quelque jus d (….) oranges, a l aide d’un pressoir.
Bruno arrive plus tard, avec Audrey, une Belge, puis petit vin d orange pour feter notre arrivee.

Pour les desayunos (petits dejeuners), descente vers 6h dans le jardin pour partir a la recherche de jus d’orange, et ramassage de manioc (comme des patates douces, mais plus doux encore), preparation du feu, un peu de choux, recolte de choclo (mais), et preparation des repas de la journee.
Voir la carte Guide Michelin 3 etoiles : soupe de choux (j aurais pas cru qu’en pleine pampas Bolivienne j allais me mettre a imiter De Funes …), choclo, manioc, jus d orange.
Ha oui, j ai particulierement aime de bon matin le chocolat coca : cacao avec de l eau, puis un soupcon (lourd le soupcon) de farine de coca, et la, ca te file une guache d enfer.
Maintenant je cours le 100 metres en 10 secondes (sur les mains), je saute jusqu’au 8 metres (en hauteur) et je nage quelque kilometres chaque matin (en tractant un sous marin).

La semaine est importante pour le pueblo, non pas parce que je suis la …(qui sait ?, je m verrais bien maire moi, organiser une feria en plein parc madidi), mais parce que des techniciens venus directement depuis Apolo vont placer une antenne satellite dans le village, puis un emetteur via ondes hertziennes pour la tele.
En attendant les technicos, petit machouillage de feuilles de coca (comme le tabac en fait).
On essaye d’etre utile, mais a vrai dire, ce sont pas des « manches a couilles » (comme on dit dans le Sud Ouest non?), ca cimente, ca creuse, ca cable, ca cause, ca DDEute …..
Une petite discussion se met en place avec Mijal et Miguel : si pour eux, ce n est pas une bonne nouvelle l arrivee de la tele, je leur fais comprendre qu’ils ont deux choses qui font qu’ils ne sont pas objectifs : eux, ont eu le choix entre avoir ou pas la tele (les habitants de Santa Cruz non, ils ne pouvaient pas l avoir avant) et, qui plus est, il ne s agit pas de quelques jours ou mois dans une vie, en voyageant il faut prendre en consideration que meme si une chose ne nous plait pas dans un village, une communaute, une ville, une culture, nous ne vivons pas ici, nous ne sommes jamais que de passage aupres de ces gens la.

J’avais prevu, depuis Santa Cruz, de rejoindre Tuigi, un pueblo encore plus loin dans le parc Madidi, afin de payer un pecheur pour prendre un bateau pour rejoindre Rurrenabaque. (au nord)
Mais, comme je l ai dis, je me mefis du Bolivien, si il me dit que le chemin pour aller jusqu’a Apolo est de 3 heures FACILE au lieu de 7h galere, je prends donc en SURconsideration son sentiment negatif sur mon envie de faire ce trip : c est super dangereux qu’il me dit, mais faisable.
Ouais …….. on verra, mais plus encore que ca, je suis partis apres quelques jours seulement apres avoir eu une discussion avec un jeune du village, le genre de personne qui parle peu, mais qui transmet beaucoup, un garcon transparent mais impenetrable.
Plonge dans une grosse reflexion, je me souviens avoir entendu cette phrase : on a souvent conscience, mais on prends conscience apres.
Il faut que je parte, j ai d autre idee en tete.

Un autre element, mais non determinant, fait que je quitte plutot ce petit village : embrouille avec les gardes parcs.
Normalement l’entree du parc est de 80 Bs pour les touristes (etrangers a la communaute).
Depuis le 1 Mars, le prix est passe a 125 Bs (cela ne fait que 5 ou 6 euros de plus), mais cela ne corresponds a rien. Le probleme ne vient pas du prix, mais du fait que l’on paye pour rien : pas d infrastructures, pas de cartes ….
En plus de ca, un climat de jalousie s’est instaure entre les gardiens et Bruno : lui cultive bien ses terres, les autres glandent.
Bref, je refuse de payer 125 Bs sur une facture a 80 Bs, alors petit dialogue, le son monte.
Pour ma part, je suis decide a ne pas causer de tords a mon hote, alors ok, je n atteindrais pas la mobilidad, demain matin 6 heures, je prends mon sac, de l eau, et je me cogne les …. heu combien ? …. ha …. 24 kilometres quand meme.
Le matin meme, je passe a l office du parc pour signaler ma sortie, la je dois signer une lettre en Espanol (c est moi qui doit l ecrire, mais vu que Tic et Tac Ranger du Risque ne semblent pas trop trop lire, j’ecris Guillaume Albina, pas de num de passeport, Italien de nationnalite).
Texas Walker Ranger me dit a plus tard sur Apolo …. cela me surprends, meme si je saisis vite que j’ai interet a me bouger si je veux eviter les soucis.
Tiens cela me donne une idee en regardant la couverture du Lonely Planet : Big trip with small Budget (Gros voyage avec petit budget), mois je vais faire Bad Trip without budget (mauvais voyage sans budget) : allez en prison , passez pas par la case depart, ne touchez pas les 20000 euros).
Remarque le gonze qui fait un livre dans lequel il note les prisons merite d’etre connu non?

Je prends donc le chemin par lequel je suis venu, sans cette espece de Jeep, a pieds, avec le soleil levant, a la fraiche, parcourant la Selva, decors et paysages magnifiques, les fameux rios a traverses … et comme toujours, apres avoir galere avec le plus gros Rio, j’entends un moteur au loin : comme je suis en contrebas je monte en courant pour essayer de choper le vehicule : Suerte, elle va a Apolo.

 

J’arrive donc a Apolo, je prends mon billet de bus pour rejoindre La Paz : 17h depart, arrivee vers 6h a La Paz.
Le trajet emprunte des cols de montagne a plus de 4000 metres, et bien sur, j’avais pas prevu de m habiller comme un esquimau, alors j ai passe la nuit la plus froide de toute ma vie. (je suis un mix entre un Mister Freeze et un Schtroumpf (merde c est dur a ecrire))
Arrivee sur La Paz, je decide de marcher jusqu’a l hotel Cactus, me reposer une nuit, apres celle la, mais apres m etre egare quelques minutes, je demande mon chemin a un passant dans la rue (il ne fait pas totalement jour). La, un taxi s arrete a cote de moi, me demande ou je veux aller, me dit de monter, et m explique que le quartier est super peligroso.
Si tu le dis mon pote.
En meme temps, dans le bus, entre Apolo et La Paz, je rencontre Camel Garcia, une charmante Bolivienne (une autre bonasse ?? non, je parle pas comme ca, mais par contre, putain, faut arreter avec les prenoms a coucher dehors, meme si j aime le 51 je vais pas appeller mon fils Ricard, je pense que son pere devait etre fumeur …. le frere s appelle Philipp Morris), qui me demande mon numero de telephone (ca j ai pas), mon mail (ca j ai), et qui me dit aussi que le barrion c’est du coton.
Cactus full, je pars au Majestic.
Je reste sur La Paz cause je suis archi malade, du genre tu peux pas bouger de tes journees.
Tiens ca me rappelle un phrase ca : « le comble de la confiance en soi, c est de vouloir peter quand on sait qu’on a la chiasse »
Plus serieusement, RAS, je vais pas parler de ca, j’en ai chier (le cas de le dire) 3 ou 4 jours, mais avoir des pepins physique fait parti du pari.

Direction Cochabamba : ville moche, voila, rien a dire, desole les gens Cochabambiens, mais la … bon, voila.

Par contre, si je rentre en France, je vais faire des etudes de Dentiste et revenir m installer ici.
Avec le boulot qu’il y a a faire, j’aurais : une maison de 15 hectares habitables, un ecran plasma dans chaque piece (oui oui, meme au WC), des chiottes en Or, de l’evian dedans, du papier Q en soie, un lit de 12 metres carre, une bonne bonne (chaque jour differente, recrutee chez Elite), une voiturette de golf pour deambuler dans la maisonette, un jacuzzi olympique ……
Il y a du potentiel.

Pour le moment je suis a Sucre …. qui sait ou je serais dans un mois.

 

A bientot 🙂

 

Parenthese : J ai aussi un avis assez negatif sur les ONG Francaises, car apres quelques questions aupres de 2 ou 3 interlocuteurs, les frais ne vont pas vers les populations qui en ont besoin, mais pour le fonctionnement des ONGs Francaises. Et oui, en plus d etre benevole, ne pas vouloir de salaire, les volontaires doivent payer une somme comme 180 euros par mois (qui correspondent aux frais de dossiers seulement).
Bizarre comme fonctionnement.
Apres, il y a le discours sur le fait que c est deductible des impots, bla bla bla bla bla …. super, meme avec de la bonne volonte, il est vraiment difficile de trouver un plan.
Alors tant pis, je me demmerde tout seul, contact direct aupres des ONG locales.

Parenthese : Australie, pourquoi pas ?
Non, je ne suis pas pret d y mettre les pieds, mais, voila, je suis super content de recroiser sur ma route Gary, mon pote Australien de San Pedro de Atacama.
Nouvelle invitation chez lui, dans quelques mois …. vraiment un mec sympa.
Et bien sur, meme si je ne peux pas citer tous les gens que je rencontre, il y a Rafael, proprio d une agence de voyage sur La Paz, qui me donne l adresse de son cousin sur Sydney pour reception dans quelques mois : suerte.

Et bien sur (JP me pose la question continuellement 😉 par mail ), il y a une douce Australienne qui partage le dortoir avec moi sur La Paz (une bonnasse quoi : traduction aux potes ferias ….), mais elle a un prenom a coucher dehors : Blair (t aurais idee d’appeller un gosse « Tarin » ou Pif toi ?)

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