Potosi – Uyuni

Sucre, la vraie, pas la video debile.

Sucre en Bolivie, c est la capitale du peuple, et La Paz, la capitale du Gouvernement (interessant tout ca non ?)
Sucre c est aussi la ville Blanche, batiments baroques, blancs, blablabla …..
Pour Potosi et Uyuni c est par la.

 

Bref, je quitte l alojamiento la Plata a 25 Bs la nuit, ou j ai fais la connaissance de Rudy, un mec sympa.
Rudy a 38 ans, fait des etudes d informatique, et comme toujours, c est quand tu dois te demmerder par tes propres moyens que tu avances plus vite.
(Speciale dedicace a Xavier : il a Hiren’s Boot Cd 9.7, le SP3 de XP, Vista completement cracke pour le net … )
Donc, Rudy me demande quelques renseignements pour le net, la mise en place de site, le prix en Europe des machines. Je parle pas mal avec lui, meme si au depart, je le sentais mal : je voulais bien prendre une biere avec lui, mais de la a faire 10 bornes dans Sucre ….. en moto, de nuit, sans casque …. bah, je l ai tente, et j ai bien fais car je suis la entrain d ecrire.
Donc, ballade aux abords de Sucre, il m emmene dans son barrio de naissance, pour aller dans un bar, non glauque, meme si au vu de la populasse, c est pas glorieux.
Pour ceux qui connaissent Brassens, voir le Bistrot : « Dans un coin pourri du pauvre Paris, sur une place, l est un vieux Bistrot, tenu par un gros Degueulasse .. »
De la, je vois arriver Christian, qui a premiere vue, n est plus tout a fait etanche a l alcool : il m invite donc a prendre des bieres avec son fils, mais comme je suis avec le pote Rudy, je dois refuser avec une certaine diplomatie, l invitation.

Le lendemain, petit tour sur Sucre, achat du billet de bus pour Potosi, ville la plus haute du monde (je crois, mais UNESCO surement) a 4200 metres, au pied du Cerro Rico, et de la cooperative miniere. De la misere en perspective. 🙁

J arrive a Potosi, je m etais fais conseiller un hotel, le Jerusalem, mais au vue des prix, je ne peux me le permettre (12 euros la nuit).
Je trouve donc le San Antonio, non dirige par Frederic Dard, pour 3 euros la nuit.
Je me ballade dans la ville, magnifique en passant, et je me prends quoi ? Une biere , Potosiner, biere d ici, 1 euro le litre, car depuis quelques temps, j avais pas eu le plaisir de profiter d une roteuse.
Je fais le tour des agences, pour trouver un bon compromis entre tour et tour, voir les mines. Je tombe sur une petite agence, tenue par un ancien mineur, ou le groupe sera de 5 personnes, ce qui n est pas enorme, donc terrible.
Le lendemain, a l heure prevue, descente aux enfers, et la, je crois que je pourrais plus jamais me plaindre d un boulot.

On commence la ballade, par le marche des mineurs, ou l on trouve donc de l alcool a 96 degres (veridiDick Rivers, j en ai meme achete une bouteille … pour tester, je vais expliquer pourquoi), de la dynamite (achete aussi, pour 1 euro le batonnet avec meche de 1 a 2 minutes, tout ca sans controle), des bolsas de coca (pour tenir les 10 a 12 heures de boulot), des gallettes pour les gosses qui travaillent ( et oui, voila, on y est), du soda, de l eau.
Pour la bouteille d alcool a 96 degres, en fait, je l achete car a force d en entendre parler autour de moi, bah je me raconte que personne en a goute. Donc, bah, je me le tenterais plus tard, plus exactement a Uyuni, dans le salar, a 4950 metres d altitude, et la oui, ca envoie du bois.
Donc, apres achat de « semi offrande » pour les mineurs nous partons vers les mines, la cooperative plus exactement qui culmine a 4300 metres, alors que le Cerro Rico culmine a 4950 metres : pour la petite histoire, les mineurs sont classes en 3 categories:
1 ere categories, les dynamiteurs, les pyrotechniciens, bref, les dingues
2 eme categories, les mineurs a proprement parler, ceux qui creusent toutes la journee
3 eme categories, les gosses, les transporteurs

Notre Guide, Johnny, le bien nomme, car allumant le feu de la dynamite a la fin du parcours, nous guide et nous explique les rouages de la mine.
Lui meme ayant ete mineur pendant 2 ans est connu de tous.
Donc ballade dans la mine, el tito (diable, sorte d eglise du diable), les chariots embourbes, la chaleur, le froid, la non visibilite (je suis le seul avec une lampe qui ne fonctionne pas) ….
Cette mine contient du Zinc (pas sur que les Gus de chez nous viennent le taxe directement dans la mines), de l etain (orthographe?), plomb et argent.
Moi, peinard, je sifflote l air des 7 nains en cherchant blanche neige : merde pas la.
Je suis avec 2 francaises et deux hollandaises, et j aurais une conversasion inutile avec l une des Francaises : elle trouve un bon compromis de venir dans la mine, prendre des photos comme si de rien n etait et se barrer. Pour ma part, c est pas disneyland, meme si je prendrais 2, 3 photos, je mitraille pas a bout de champ la galere, mais oui, je le fais aussi : d ou la discussion, ressenti d un certain malaise.
C est globalement vrai, les gens viennent, dans les pays pauvres, prennent photos de maison pourries, de conditions deplorable, de gens sans chicos, de la misere quoi . … et voila, apres, on se barre, on tourne la page et on ferme le livre : oui , mais les gens restent vraiment la, ceci n est pas un jeu ou une simulation.

Voila Potosi, je parle pour finir avec Johnny, car il veut monter sa boite, alors je le mets en contacts avec Antonio Gonzalez, mon pote de Puno, pour faire des excursions ensemble. On verra bien.

Le lendemain, Bus pour Uyuni, vers 11h15 (12h30 quoi hein, la demi heure Bolivienne bien connue en fait)
Uyuni, c est la merde en plein desert : la ville est donc un ramassi de trucs a Gringos, des gens comme moi en fait, mais bon, le mal au coeur l emporte, alors vite une agence (inevitable pour aller sur le salar) et billet de train (oui de train , la premiere fois VRAIE fois en fait, car depuis le MAPI, c etait Backpackers train)

Je partirais avec l agence el Desierto, chauffeur Carlos, cuisiniere Ana, et compagnons de voyage, JB (pas la bouteille, quoi que … mais Jean-Baptiste, un petit francais de Strasbourg) et sa compagne Lara, ainsi que Graham et Vicky (dad et mam Australien)
3 jours et 2 nuits dans le salar d Uyni, absolument fabuleux …. et les lagunas colorees.
Bon, comme toujours je suis au top du top, j ai pas de creme solaire (j ai les levres a bouba Gump maintenant, et la peau d’un Costa Ricain de 90 ans), pas de chapeau (mon montechristi est mort a Cochabamba … RIP), pas de lunette de soleil (je vois autant que RAy Charles), et 600 cl d eau pour 3 jours : on me surnomme le chameau (meme si a table, y aura du coca).
Petite ballade au cimetiere des trains, pour commencer, la fin d une vie d une locomotive, des hommes et des trains.
Le salar et l ile Pescado (caillouxen plein milieu du desert, avec plein de cactus, aie aie aie, ouille sans Dutronc) et dodo pres d un cimetiere pre Inca, tombe dans des roches volcaniques.
Un 4×4 de Francais (troupe de Francais quoi) s embrouille car il devait dormir dans un hotel de sel …. : menace des Francais aupres du chauffeur (qui cela dit au passage n y est pour rien, voir avec Agence) d’aller au poste de Police ……
Petite conseil de ma part pour ces cons la : hey counas, tiens toi a l ombre …. car la merde ca seche au soleil.
Repas, nuit a 16 degres a 4000 metres, et depart a 7h30 pour le desert, l arbe de pierre, les lagunas, les flammands roses (Pinkfloyd forever).
Au passage, je discute pas mal avec mes parents Australiens, Graham et Vicky, qui ecriront sur mon carnet de route (heu, feuille volante quoi), adresse et numeros de telephone perso et portable pour venir chez eux : j ai un putain de feeling avec l australie moi.
J aurais meme droit a un tee shirt de Jimmy Barnes (Working class heroe), et gros echange avec Graham sur un peu tout, a 4700 metres, a coup de Bock, Huari, le fameux alcool a 96, Singani et Bacardi : les derniers a se coucher, les premiers leves.
Au passage, des jeunes cake, a droite, se la raconte de la meme facon (en fait ils commencent les bouteilles, moi je les finis, plus economique) et parlent sans efforts vis a vis des chauffeurs, et dans le groupe, mon ami Marteen d Hollande, qui est reste 2 mois a Cusco, mais qui parle espagnol comme une vache Anglaise, joue les caids : bilan, vomit dans la voiture le lendemain
Conclusion : HA HA HA HA ….

Dernier jour, laguna verde, blanca, et geysers …. depose au passage de JB et Laura au refuge pour volcan tour, et Graham et Vicky pour frontiere au Chili, je repars donc avec Vomito Marteen, le hollandais vomitant.

Arrive a Uyuni, petit bouffe dans la rue, car les pizzas …. heu comment dire, y a que ca, et c est cher merde : Gringos village.
Attente du train, depart vers Villazon, pour traversee a la Quiaca cote Argentin, le nord.

A la frontiere, attente de 2 heures, pour ma part tout se passe facile, meme si au debut ils ont des doutes sur la lessive, et ouais, c est con a dire, mais la poudre blanche dans un Ziplock, ca parait louche pour eux.
Je parle suffisament Castellano pour delirer avec eux.
Si, ahora, puedo escribir un articulo en castellano, pero, creo que nadie va a entender eso.
Entonces, estoy escribiendo en Frances, mejor para vosotros no ?

La Quiaca Salta, 8 heures de bus pour Salta, arrivage au camping municipal, et cette impression d etre a la maison, je connais maintenant l Argentine, donc l argent, les US et coutumes, personnes ne peut m enfler.
J en profite aussi pour les charrier : l Argentine a pris 6 – 1 contre la modeste Bolivie, je me marre.
Donc, je vais passer 4 jours a Salta avec budget serre, 100 Pesos pour 5 jours: faisable. (20 euros)
Le camping est donc e meilleur moyen : 30 les 4 nuits (moins de 10 euros)

 

Je reviens donc en Argentine, pratiquement 5 mois apres le debut de l aventure (5 mois, 5 pays … tant mieux si la route es longue je ferais le tour du monde)
Les Quebradas Andines sont fabuleuses, et je m arreterais via Cafayate aussi pour VTTismne.
Apres, direction mon Uruguay et Porto Alegre, ou j ai rencard avec Ana, ma pote de San Pedro de Atacama, pour me faire visiter les moindres recoins de sa ville ().

Plus que quelques pays en Am Sud, et viva Am Centrale … tout ca en bus.

Ha, au fait, a la frontiere, je vois le panneau, Ushuaia 5400 km (mas o menos), donc en fait, je me suis deja tape environ 15 000 km …. en bus …. plutot cool je trouve.

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