Cafayate – Montevido – Porto Alegre

Petit voyage, depuis le nord de l Argentine, jusqu au sud-est Bresilien.
En mode Clandestino ….. c est par la ……

 

Salta la Linda.
Je me suis donc installe au camping municipal, a 2km du centre ville, un peu de marche quotidienne n a jamais tuee personne.
Je rencontre Juan Carlos, militaire retraite a la Harley rutilante, qui me contera nombres de ses aventures.
Je retrouve aussi la nourriture Argentine, les parrilladas (dire ch), asado, viennoiseries, bieres et vin.
Pour le reste, Salta reste une grande ville, accueillante.
Maintenant, les gens me posent directement des questions dans la rue : ou est le telepherique, ou se situe la place centrale …. je dois avoir changer de cabine, mais mon espagnol c est enrichit, c est certain.

 

Apres ces quelques jours a Salta, je decide donc de migrer au sud, vers Cafayate et les Quebradas (il y a aussi Humahuaca, mais peut on tout faire reellement ?), pour decouvrir ces paysages Andins.
A peine debarque du Bus, j ai envie de bouger, je sais pas vraiment pourquoi, mais bon, accellerer peut etre les choses.
Puis .. je rencontre Charly, qui se fait jeter comme un malpropre par 2 damoiselles AngloSaxonnes, qui n entravent pas un mot en Espanol. Il me parle de son hotel, le Road Runner, fait de la pub, de ce qu il y a voir ici et … meme si j ai decide de prendre le bus pour Tucuman, m accompagne pour me filer un coup de main.
Un peu impulsif le gars, apres avoir demande le billet pour Tucuman, je decide de rester, et j ai reelllement bien fait.
Le soir meme, je decide de me faire une petite bouffe au grace a la cuisine a disposition et de la proximite de la tienda d a cote. La soiree se termine en parlant litterature Colombienne et Gabriel Garcia Marquez et ses 100 ans de solitude, avec Maria et Andres, un couple de Montevideo (qui me laisseront en partant un petit mot avec Tel, adresse et date de leur retour pour accueil possible).
Lendemain, rencontre avec Atilo, guide de montagne pour les quebradas, qui m apprendra aussi une nouvelle technique pour ouvrir les bieres (c est toujours utile ce genre de chose)

Pour les Quebradas, rien ne vaut les photos, et les commentaires via sans doute Wikipedia, Quebradas de Cafayate, Anfiteatro, Garganta del Diablo, el paso, el obelisco, etc.

Je rencontre aussi Nicolas et Christian, Argentins, qui voyagent au nord de l Argentine en vendant de l artisanat maison et des encens, pour payer le camping et la bouffe. Je partage donc un apres midi complet en vendant de l encens, faisant du porte a porte, et ma foie, belle idee qui fonctionne pas mal.
Il y aura aussi Ariane, du Quebec, et nous resteront quelques heures avec Christian sur la place d independance pour vendre l artisanat, rejoins par Natty de Buenos Aires.
Puis, organisation d un asado monstrueux, qui ne pouvait mieux tomber car RDV accompagne d Ariane avec le bus a 2h15 du matin pour un depart a Tucuman.

Ventre plein, memoire aussi, depart pour Tucuman, ou je chercherais a me diriger vers l Uruguay : je le pensais facile, ce ne fut pas exactement le cas.

 

Arrive a Tucuman vers 7h30, petit dejeuner avec Ariane qui doit partir vers San Juan ou autre (Mendoza) et moi, pendant ce temps, je cherche correspondance.
Pas de direct, les bus depuis Cordoba, plus au sud partent le vendredi ou samedi, donc je degage a Buenos Aires, ou j espere pouvoir prendre un bus le soir ou j arriverais (18h de bus entre Tucuman et BA).
4h d attente plus tard, je pars avec Balut, pas l ours pote a Mooglie, mais la compagnie de bus.
18h plus tard DONC, j arrive a Buenos Aires, vers 6h du matin, et apres premier check, les departs ont lieux a 22h30 : seulement 16h30 a tuer, je sens le piege avec les cafe a 3 euros et les croissants a 12 pesos (l inflation des terminals de bus).
Cela me fait penser a mon passe de patient, mere de toute les vertues, que j accompagne a ma facon :

– je sais que les schtroumphfs sont les Pitoufinos (et LA Pitoufina (la pauvre d ailleurs, je pense souvent a elle lorsque je vois une chienne en chaleur dans les rues d Amerique du sud … ca doit pas etre evident tous les jours dans la vie de la Pitoufina) en Espagnol
– que les chiens pissent partout, meme sur les bagages
– que les gens qui ont concus les sieges de terminaux, aeroports ou ports, ont le vice dans la peau en faisant de magnifiques oeuvres d art sans penser au confort des utilisateurs (essayer de vous endormir ou seulement vous coucher sur des sieges ou sois disant bancs d attente)
– qu en regardant les gens, ils me regardent a leur tour … je compte donc 256 types louches qui veulent me detrousser de mes affaires
– qu il est impossible de rentrer avec ton gros sac et ton petit sac dans le metre carre qui correspont au WC homme (connais pas ceux des femmes)
– que meme si tout est plus cher que partout dans le monde, il y a un sortilege magique qui s abat sur chaque voyageur pour que celui ci achete un truc a boire, ou a manger, ou le pire, les deux
– que generalement, c est a ce moment la … que ton Ipod est decharge et que le premier inconnu qui a pas prit de douche depuis 2 ans, vient te tailler la bavette car toi aussi, tu sens le Musk de chez Axe sans l avoir utilise, Hombre de chez 12Hdebus
– qu apres les pitoufinos, c est les Simpsons, et Homero en Espagnol, me fait quand meme bien rire.
– que non, je n ai pas encore envie d acheter votre bracelet madame, ni votre Rolex in China monsieur
– qu un jean c est propre avant que tu t assois et sale apres.
– que la dame qui veut balayer veut tjrs balayer SOUS tes pieds ou quelques parties de ton corps que tu as pose sur quelques parties du sol dont elle a la charge

 

Passons tout ca …

J arrive donc au Retiro de Buenos Aires, grosse etoile noire du systeme dagobah des bus sud Americains.
Et la, bein voyons, il est 6h, j ai faim, petit medialuna (croissant) (1 car 2 c est le prix d une playstation 3), et recherche des bus.
Reponse sans appels : tout est complet pour ce soir 22h30.
Interieurement je suis content, pas envie d attendre 16h dans le coin en bas a gauche du retiro, alors bon, je m assois et attends que le kiosque d information ouvre.
En fait, j attends pas longtemps, car je sais depuis fort longtemps (me repete la … mais j ai epuise tout mon vocabulaire) qu il ne faut jamais attendre quelqu un pour faire quelque chose, alors hop, petit taxi et direction le port, pour tenter de traverser en pedalo (gros ferry en fait, mais c est mon cote aventurier qui ressort).
Voila donc les Buquebus, liaison BA – Montevideo, et j arrive a 7h20 pour apprendre qu il ne reste pas de tickets pour le 7h30 …. et hop, si, chance, finalement j embarque a temps pour Montevideo.
Je ne dis pas adieu a l Argentine, ca fait que 4 fois que je passe la frontiere, on ne sait jamais.

J arrive au port, ou apres les bus, voiture, bateau, pieds, j aurais connu tous les moyens de traverser possibles. (ouais, assis sur un Kangourou en jouant du violon j ai pas encore fais, mais ne soyez pas pessimiste hein.)

Donc, apres avoir attendu 2 heures en douane, je me retrouve seul, sans argent du pays, pour trouver une ville morte.
Je comprendrais plus tard la signification de SEMAINE SAINTE, tout est mort, ferme, les gens sont partis pfiouuuuuu.
Petite parenthese de croyance : voila, beaucoup sont chretiens (cretins aussi mais je cite pas), et ici, en Ameriquie du Sud, les gens croient aussi a la PatchaMama, la terre mere. C est un peu plus naturel, disons, mais moi ca me fait rire, car je vois ca impossible en France. Explications : par exemple, lorsqu ils prennent une biere, ils versent un peu par terre, pour la Patchamama, et moi je dis, a tous les amis du Sud Ouest (j ai vecu 27 ans a peu pres la bas) que si on se mets tous a faire ca ensemble, surtout les samedi apres-midi au Wallon, soir chez Tonton, ou pendant les ferias de Soustons (pour la rime), je vois d ici s insurger les maires des communes pour Tsunami de bieres intempestifs. Sans deconner, et puis chez nous, on gaspille pas hein. (j en vois aussi d autres lecher les sols … brrr images terribles)

Je me ballade donc a Montevideo, ville de 5 habitants (personnes de chez personnes), et trouve l auberge de jeunesse du coin (12 dollars la nuit, hors de prix, mais bon, y a que ca).
Comme c est le 9, pas loin du 11 ( ouais je sais …. mega phrase), je decide de rester la 3 nuits pour y feter mon anniversaire avec les copains qui sont restes a Montevideo, et grand bien m a pris, car la ville est bien plus vivante le soir que le jour.
Vive donc le Pony Pisador, ou je sortirais 3 soirs de suite (celui la, l after au Calu a 8h30 du matin, et le Cafe pour le dejeuner) pour rencontrer les vacanciers Argentins, mes potes Ignacio (Nacho) et Celine, et la fievre du samedi soir.
Apres avoir achete un Donuts, que je couperais en 8 (nous etions 8 lors du passage a mes 27 printemps), et ces fameuses bouteilles de vins, piquettes du samedi, je passe donc ce moment la en bonne compagnie Argentine.

 

Le temps des Aurevoirs, je decide de profiter d un peu de plage, et je m en vais donc vers La Paloma, petit bled de 3000 habitants, en direction du Bresil, pour petit camping a petit prix.
La bah personne non plus, tout est ferme, impossible de prendre de l argent (message venu de l au dela peut etre qui signifit CASSES TOI), et tout compte fait, apres 3 jours de rien, je decide d acheter mon billet pour aller a Chuy (Uruguay) pour rejoindre Chui (Bresil).

J arrive donc a la frontiere Uruguayo – Bresilienne, qui ressemble a un gros bordel.
Au passage, le Bresil est un des seuls pays, avec l Afrique (c est un contient, ca va, je sais, mais je connais pas exactement le pays) ou est exige le certificat de vaccination contre la Fievre Jaune.
Moi je l ai, pas de soucis, mais voila, apres avoir acheter mon billet de bus, que je prendrais aux alentours de 12h30, et apres avoir tanponne l album panini pour la sortie d Uruguay, bah en fait, j ai jamais passe la migracion Bresilienne (a pieds, sans doute, mais j ai pas vu … si j avais su j aurais pas venu), et j arrive donc la fleur au fusil a Porto Alegre.
Donc le lendemain, aujourd hui en fait, a l heure ou j ecris ces lignes, et bien et bien, je suis officiellement un Clandestino.
Apres etre aller au Palacio de Policia, a la Policia Federal qui s occupe des passeports, et bien le monsieur, dans une langue magnifiquement incomprehensible, (vous saviez que le Portugais c etait si dur vous ??? ouais, c est jolie tout ca tout ca, mais putain, je suis pas pret a commander des trucs compliques a bouffer) me dit que je suis ici en toute illegalite, que je ferais mieux de retourner a Chuy, bla bla bla bla sinon tenter ma chance a l aeroport ou a la frontiere.

Bref, de toute facon, a Porto Alegre, et bien c est pas la plus belle ville du monde …., donc j ai decide, d aller vers Foz Do Iguazu, et les chutes d eau pour essayer de passer la frontiere Bresilienne sans me faire ejecter et revenir via voie normale.

Bon, c est pas tout ca, mais moi j ai pas encore goute la biere du pays.
A oui vous rigolez, mais il y a deux ou 3 choses importantes lorsque l on arrive dans un nouveau pays, a savoir pour ne pas se faire avoir avec la monnaie.
Mc Donald, car universel, les prix correspondent a la MEME bouffe dans tous les pays, alors c est un bon evaluateur (mot invente au 22 eme siecle par Guillaume A.) et la biere au litre, qui correspond une bonne echelle (pour savoir si ca vaut le coup de se la coller).
La 3eme, c est l heure d internet pour ecrire toutes ces conneries, mais la, ICI au Bresil, c est caro.

 

Je vous laisse tranquille apres cette courte lecture, et je mets aussi entre parenthese le site pour quelques temps.

 

Bien a vous,

 

Guilherme

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