Rio do Janeiro – Salvador do Bahia – Amazona – Santa Elena

Voir du pays.
Petit retour sur Rio de Janeiro.
Si tu vas a Rio (tout le monde doit la faire, et moi meme je tombe dans le panneau), n oublis pas de monter la haut.
La haut, oui, sur le Corcovado, le christ redempteur qui tend bras a la ville, a Copacabana, Ipanema, Leme, Leblon … et aux favelas.
Le pain de Sucre, le Maracana, les plages, la baie de Rio, le spectacle est saisissant, surtout apres l avoir espere une demi heure, en sirotant un jus de mangue, et d abacaxi (ananas). (dur d attendre hein …)
Les nuages partis, la vue degagee, OSS pas dans les parages, grandiose.

Le Maracana, ou j ai pu assister a la finale de la province de Rio, entre Flamengo et Botafogo, et meme si le stade est mythique, grandiose egalement (pas loin de 100 000 places), j ai prefere l ambiance de la Bombonera (pire encore, d Ernest Wallon … peut etre la buvette de la porte 19, va savoir)
Le Maracana est le stade selectionne pour etre l hote de la finale de la coupe du monde 2014 si elle se deroule au Bresil.

Rio, c etait l occasion de rencontrer Igor et Jhona.
Le premier Bresilien, issu des Favelas, qui dans sa jeunesse (il n a que la vingtaine) a passe quelques annees en France, d ou un Francais parfait.
Le second, Argentin, companero de voyage, dans l esprit et la facon d etre.
Si vous allez sur Rio, et vous avez la chance de les croiser, votre voyage n en sera que meilleur.

Rio c etait l occasion de gouter (juste un… non … mucho mas) Caipairihna (citron, cachaca, sucre et glacon)
Rio c etait l occasion de sortir un peu (ha, un appel de mon banquier a l instant … quoi je dois pas retourner a Rio .. ? .. comprends pas)
Rio c etait l occasion d assister a un spectacle de Samba (bien que musique, je peux parler litterallement de spectacle, via la danse, la ferveur des gens, l ambiance)

Rio c est aussi la plage, Copacabana pour moi, situee a droite du pain de Sucre, vu sur le Corcovado.

Il y avait aussi ce club de Ipanema, ou les Caipairihna coulent a volonte jusqu a 00h, jusqu a que je rencontre Viviana, belle bresilienne noire, reine de danceuse de samba.

Rio … c est Rio, une des plus belles villes que j ai traverse, avec ce « jenesaisquoi » de ville et de jungle dont le resultat est un petit paradis sur terre.

Rio c est, pour ma part, la ville ou j ai eu le pied comme Vico le roi de la pomme de terre.
En fait, dans le Pantanal, j avais fais une petite partie de volley (CF vieu post), et bon, je m etais LEGEREMENT* (je le croyais) brule le pied sur le sable.
Ce n est que 5 jours plus tard, donc 2 de bus, que bah, je me suis rendis compte que j avais le pied completement infecte.
Surtout les gens aussi a l hotel, qui se preoccupaient plus que moi de mon etat.
Tant que je pouvais marcher, moi … tu sais les infections.
Et puis … les pieds, on en a 2 non ?
J avais LEGEREMENT* souffert la premiere soiree a Lapa, mais le lendemain, la fille qui travaille au Misti (hostel), etait tellement preoccupee que bon, dans la soiree, elle m emmene a l hopital public.
Oui, le Misti est situe a cote d une clinique, mais chere la clinique, alors je vais a l hopital public avec Nil (c est son prenom).
La, je me suis senti tellement con devant ce gosse au bras et poigne casses, qui bronchait pas des masses, qu on a foutu le camp. C est bon, je vais prendre quelques aspegic, je vais desinfecter LEGEREMENT tout ca et ca gazouillera tout seul.
En plus, cette sale sensation que tout va plus vite pour toi car tu es un etranger (Qui dit etranger dit peut etre pognon, que je prefere m en aller … et puis bon, ca va passer, je suis incassable, sur)
Apres quelques jours, et quelques litres de betadine, tout est alle pour le mieu.
Aurevoir Vico, je peux remettre mes tongs … victoire.

Comme toute bonne chose a une fin, je quitte les amis locaux, Tonio, Tony, Igor Jhona … les backpackers James, Carolina, Ed, Mickael … les autres Viviana Juliana …

 

Direction Salvador de Bahia, le pelorinho, la samba, les plages, la capoeira.
Apres 36 heures de bus, entre Rio et Salvador, j arrive donc de nuit, sans infos, et surtout ,dans une ville qui semble pas accueillante.
Petite connexion sur le net au cyber du coin des la descente du bus, pour trouver une adresse.
Mon portuguais etant hesitant, je me risque pas aux mains d un Taxi Driver ou chauffeur d omnibus.
La je trouve le Che Lagarto, que je croyais sympathique, mais je retrouve tout le complexe du parfait Backpackers de l an 2009, bar, clim, bord de plage et langue de Shakespeare omnipresente.
Je n y resterais qu une nuit, le temps de prendre 40 bus le lendemain pour decouvrir la ville.

La je rencontre DUCON (je plaisante, mais pas loin), en fait je sais meme pas son prenom, mais c est un Suisse, avec des dreadlocks a faire palir Bob Marley (et dieu sait que pour faire palir un Jamaiquain)
C est un fait, c est un CHEVREUIL.
Et encore un … houhou.
On partage la meme piaule pour la nuit, ou il m accueille sympathiquement, puis le creux des 37 heures de bus se faisant sentir, il est temps d aller manger un bout non?
On part donc a la recherche d un truc a manger pas cher, bien qu en parlant avec mister Toblerone, j apprends que son budget au jour au Bresil est de 200 Rs (Max qu il me dit … ca fait a peine au moins le double du mien, sauf que pour ma part, il comprend les transports, les nuits, la bouffe, tout … et lui seulement dormir et bouffer)
On trouve donc un pseudo resto, qui correspond plus a ses prix qu au mien, je decide donc de prendre qu une biere et l attendre. Je mangerais un salgado plus tard (sale dans le texte)

En fait depuis toujours, j ai jamais compris un truc : aller au restaurant pour commander des pates. Je sais pas moi, t es au Bresil, au bord de l eau, tout est frais, et le couteau (suisse) prends des pate. Imagination quand tu nous tiens.
La prochaine fois, je prends un kilo, je fais bouillir de l eau et zou, je lui presente la facture ou il aura a manger pour 20 pour moitie prix.

Pendant qu il mangeait, on parle donc de voyages respectifs, puis de tout et de rien. Surtout de rien pour moi, car j ai pas vraiment envie de causer avec.
Pendant son repas, donc, il me devoile le secret du Tiers monde. Pourquoi, par exemple, y a des pays qui sont du dit Tiers monde et d autre pas ….
Sans plus attendre, maintenant, je vais vous devoiler son extraordinaire decouverte :
– C est, car les gens chez qui tu vas acheter des trucs qui vendent, et bien ils ont pas la monnaie lorsque tu leur donne des grosses coupures.

Il est FORT ce type.
Va au Mac Do en France avec un billet de 100 ou 500 euros, et commande un sundae ( au pire un Mac Flurry) … tu verras qu au final, y en a un voyage des pays du tiers monde.

—- No coment —-

Apres ca, je me trouve donc un petit truc dans la rue, pour bouffer un petit sandwich pas cher.
Retour sur l hotel, et comme tout hotel moisis dedans Backpackers, ils organisent une sortie Reggae sur le centre.
Ce n est pas que c est SI cher, c est surtout que (et pas envie de recevoir un SMS du banquier) si je veux durer, il faut pas faire le con tout le temps.
En rentrant, je m apercois aussi que je partage la chambre avec 2 Israeliennes.
Facon, dans la vie, moi maintenant, je decide que je suis comme mon nouveau pote a la coupe pot de chambre, je suis Suisse : je suis neutre en cas de guerre. (Remember WW2)

Donc, le chevreuil Suisse alias le Bob Marley blanc, decide de se rendre a la party.
Il reviendra saoul, vomissant ses tripes pour le petit dejeuner, laissant lumieres, clim et porte ouverte (Zen … restons Zen)
Son reveil aura lieu a 16h de l apres midi ….
« Si les cons savaient voler …. tu serais sourd a force de passer le mur du son. »

Pour ma part, je flane du cote du Pelorinho, ou je goute a peu pres tous les jus de fruits que je rencontre (Acerola, Acai, Gravola, Cuaju … Goiava).
Pelorinho : petit pilori.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Salvador_(Bahia)

Difficile de vous decrire le Pelo, mais c est le centre historique de la ville.
Difficile aussi de vous decrire la misere encontree ….
Pour le reste de la journee, je me promene le long de la plage, apres avoir achete mon billet de bus pour Belem.
La, apres l histoire du pied, j ai la sensation etrange d avoir chope un truc, mais confiant, je me soigne a grand coup de bain de soleil.

Le bus, c est marrant, du moins. quelques heures … quand on parle en jours, ca devient plus lassant.
Normalement, le bus de Salvador a Belem doit mettre comme 33 heures, par la, mais vu que de Teresina a Belem la route est coupee, je mettrais vers 50 heures de bus pour arriver a Belem.
Record battu pour le bus : 50 heures.
Ce qui represente, 2 nuits completes, et presque 2 jours et demi.
Ce qui represente aussi, 35 positions differentes pour essayer de dormir, quelques allers et retours aux WC (heu … oubliez canard WC … c est plutot odeur station epuration), 7 siestes, 9 arrets bouffes (ptit dej – dej – diner) et, bon, 100 arrets a differentes stations pour prendre des nouvelles de la route et faire monter des passager.
Tout un programme.
Ha oui, 50 heures avec les memes fringues sans les enlever une fois, c est sympa aussi, pas besoin d anti moustique, ils se barrent d eux meme.

Avant de prendre le bus pour Belem, je me fais draguer, par Juarez Lima, a la station de bus.
Sympa le type, mais un peu collant, mais j avais senti l embrouille de la discussion bizarre, alors j ai avance l heure de mon depart, et suis alle attendre un peu plus loin.
Il voulait pas entendre le mot CHICAS dans mes phrases, mais bon, il etait pas mechant.
En plus, il s appelle comme deux villes, Juarez au mexique, et Lima au Perou.
C est comme en France si j appellais mon gosses Cugnaux Frouzins. Il est pas pres de se faire des potes a l ecole.

 

J arrive donc a Belem, apres X heures de bus.
La, en fait depuis 3 ou 4 mois, on me prends pour un Argentin. M en fous, j aime bien le Che.
Le fait que je baragouine espagnol aide probablement.
Je gazouille dans Belem, ou la ville n a rien de vraiment accueillant, mais je m en fous, j y suis, je suis a la embouchure de l Amazone et de l ocean Atlantique.
Objectif : trouver un billet pour rejoindre Manaus en bateau sur l Amazone.

Point SANTE :
Mon pied est completement retablit, sauf que maintenant j ai la creve et je vous laisse imaginer l expression sur le visage des types qui regardent CNN et News Fox, lorsque je rentre en toussant et eternuant (sans doute avec une tete de vainqueur de 50 heures de bus en plus), alors que la tele ne cesse de hurler que la grippe porcine se deploit dans le monde suite a la decouverte de nouveaux cas aux USA et Amerique du Sud.
Moi j ai trouve ca marrant que l on me prenne pour un lepreux pendant 1 jour et demi.
Comme dirait l autre, je parle pas aux cons, ca les instruits.
J ai un dortoir a moi tout seul, cool.

L aide de Niraldo, employee de l auberge Hotel Amazonia sur Belem, m aura ete bien utile.
Des le mardi donc, (Terca Feira en Portuguais), j embarque donc a bord du Santarem en direction de Manaus.
Les prix sont exhorbitants en cabines, et beaucoup interessant en Hamack, donc … j achete un Hamack. (pas plus de 10 ou 15 euros)
Le choix se portera sur un Hamack de toile, jaune et bleu, type Paul Ricard, parfaitement adapte a cette activite qui consiste a trouver une bonne position pour dormir sur un bateau.

Je n avais eu le privilege de partager une chambre de 92 lits (Hamacks) sur 6 jours et 5 nuits, encore moins de partager les Wc et Douches, qui bizarrement sentent les WC, avec autant de monde.
C est plutot sympathique comme ambiance.
Nous sommes 5 Gringos a proprement parler, une Polonais, une Allemande, un Espagnol et un Australien (qui s arretera avec l Allemande a Santarem, ville entre Manaus et Belem).
Pour ma part, comme j ai decide d embarquer bien tot sur le bateau, j ai la chance de choisir un bon emplacement, et je me retrouve entre Joany, un Bresilien et en fait, que des Bresiliens.
Joany me sera d une aide redoutable pour rencontre Toamy, belle Bresilienne de Bome Alegre (ou un pueblo comme ca sur l Amazone). Ca c est passe comme a l ecole :
– Y a machine qui te trouve mignon et qui veut te parler ….
Bah pourquoi elle vient pas alors 🙂 ?
Bref, j aime les histoires Bresiliennes, c est 1000 fois moins compliquees qu en Europe, et surtout, t as meme pas le temps de leur offrir un coup a boire 🙂

A Parintims (orthographe quand tu nous tiens), j ai vu le debarquement de pas moins de 3500 packs de 12 bieres. Et moi qui me la racontait, a l epoque ou avec mes amis gascons et bearnais, nous achetions une vingtaine de packs … petit joueur que nous etions.

Le voyage sur l Amazone s est deroule sans problemes, et le niveau de l eau etant relativement eleve (pas vu ca depuis longtemps qu ils disent), les paysages que nous offrent les berges sont des rives submergees par l eau.
On voit aussi des vaches qui nagent …. en plein milieu de nulle part.
Des maisons, par ci, par la …. et bien sur pas, d autre moyen de locomotion que la pirogue.

Le bateau connait toutefois quelques problemes.
Ainsi nous nous retrouvons dans la foret en train de deriver completement, ou alors bloquer quelques heures sur des bancs de vase.
En fait l Amazone c est un peu beaucoup plus gros que la Garonne.
Non, sans rigoler, cela n a pas son pareil. On croise des cargos, des pirogues, de temps a autres on distingue a peine les berges. Pas etonnant que ce soit le ou le second fleuve le plus grand du monde.

Dans la moiteur de la foret Amazonienne, je crois que je ne me suis jamais autant lave de toute ma vie : a raison de 8 douches par jour, sur 6 jours, cela fait 48 douches. AquaMan.

Question nourriture, j avais achete des cereales sur Belem et de nouveau sur Santarem.
Ca nourrit son homme, et se conserve relativement bien.
Sinon, la cuisine a bord, bien que peu honereuse, revient tous les jours a manger des pates (tiens chevreuil suisse serait content) avec un ragout ou riz.
Au bar (Lisez « l etagere qui sert de « ), il y a de la biere bien sur, et des pizzas microondees.

Vous savez, on a invente tout un tas de saloperie de nos jours, et surtout des produit 2 en 1.
Au Bresil, ils ont une sauce 3 en 1, Mayonnaise-Ketchup-Moutarde. … 3617 code Kinenveut?

Apres 6 jours de colos de vacances avec les joyeux Bresiliens, me voici a Manaus, pour prendre un bus pour Boa Vista et rejoindre ainsi le sud du Venezuela.
J arrive donc au Terminal de bus de Manaus a 10h alors que mon bus part a 18h.
J attends.
Et je tombe sur Josiana, qui vient me tailler bavette, puis nous allons trinquer (et non tringler) un coup par la (un coup de cervesa), puis nous ballader, puis parler, puis … enfin, 17h, et feu sur Boa Vista.
Une nuit de bus plus tard, je suis a Boa Vista, pour prendre le bus de 7h30 pour Santa Elena de Urayen au Venezuela.

Venezuela : c est pas super accueillant.
Des mon arrivee, je suis invite gentiment (tu parles …) a venir ouvrir les moindres recoins de mon sac par les douaniers Venezueliens. Sympa.
Puis, comme ils m aiment bien je pense, je dois me foutre a poil pour montrer que j ai pas de drogues sur moi. Ils doivent etre Francophone.
Ensuite j apprends que le change, et bien, si tu te limites au retrait ou payer directement via CB, tu raques plus que PARTOUT en Amerique latine.

Explication : j ai retire 250 Bs, qui correspond a peu pres 90 euros.
Soit 1 euro pour 2.9 Bs au change officiel.
Au mercado negro, c est du 1 euro pour 7 Bs.
Encore mieux pour le Reais, monnaie Bresilienne.
1 euro pour 2.8 Reais, normal, et au mercado negro, le Reais est de 2.6 Bs.
Donc ……..
Retour a la case frontiere apres une nuit bien meritee, pour retirer de la liquidite en reais.
La mon idee est de changer au mercado negro, ce que je ferais dans la rue sur Santa Elena, apres m etre dessape de nouveau devant les douaniers. J adore …..

Dans la rue je change la plata :), et me retrouve avec l equivalent du PIB du Togo dans les poches du jean. Discretion.

J ai fais mon beurre, plus de la moitie de gagne.

Nous sommes donc le mercredi 13 Mai, et je me trouve a Santa Elena au sud du Venezuela.
Ici, la multitude de tour que l on me propose est inimaginable : Salto Angel, la plus haute chute d eau (950m) du monde, pour pas moins de 300 euros, ou le Roraima sur 6j/5n pour 350 euros au max, mais cela explose litterallement les limites de mon budget.
(Prix au marche officiel …. cela fait la moitie avec ma transaction, mais qui veut durer doit prendre soin de son compte en banque. Dommage, mais apres Iguazu (Arg), Niagara (Can), Langevin (Reunion) et d autre sans doute, je vais pas me coller toutes les cascades du monde.
Surtout qu en ete, si pas de pluie, pas de cascades … comme oblige d y aller en avion depuis Ciudad Bolivar, hors de question de payer pour rien ……… et puis les tours, je commence, meme si je suis loin d avoir fais que ca, d en avoir plus qu assez.

Je continu cette aventure au Venezuela donc, puis c est la Colombie et le Panama pour commencer enfin l Amerique Centrale.

*LEGEREMENT : dans le but de ne pas affoler le public non averti des risques encourus durant un tel voyage (la proche famille), je censurerais moi meme certaines parties par quelques raccourcis.

 

 

PS : je mets a jour Ou est Guillaume mais sur une de mes prochaines destinations …. qui sait quand je me reconnecte.

 

PS2 : vous remarquez, je suis au dessus de l Equateur … 🙂

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