Vancouver – Sydney

Vancouver (CAN) – Bellingham (USA) – Sydney – Woolongong – Nowra – Bateman Bay – Narooma – Merimbula – Lakes Entrance – Melbourne – Sydney – Stanthorpe – Sydney (AUS)

L’Australie, terre courage et temps pourri.

 

 

 

 

Suis reste quelques jours a Vancouver, ville des derniers jeux Oympiques d’hiver.
Apres Salt Lake City, je me coltine une autre cite fantome, ou l’esprit du Baron de Coubertin a laisse la place a l’esprit du Baron de la drogue.
Bon je m’explique, il se trouve juste que le Backpacker, Hostel dans lequel je loge, est situe entre Central Station, quartier des alcolos (… gardez vos remarques pour vous … bande d’enfoire), Hastings, quartier des toxicos, et Chinatown, quartier Jaune !
C’est pas tout a fait le marche du soleil, mais les choses se passent tranquillement, pour preuve, ma rutilante Koreenne, Kia de son prenom, a stationne dans un cul de sac mal fame sans se faire casser la vitrine.
Le Canada c’est un peu le Disneyland de l’Amerique, les risques d’aggression sont pas enormes enormes, puis facon, compare a beaucoup de pays d’Amerique Latine, c’est vraiment la Mickey Parade quand tu te ballades. Donc au Canada, les gens sont gentils tout plein.

 

Comme mon excursion au pays du Capitaine Igloo dans son super Catamaran Picard, j’ai nomme l’Alaska, ne peut se faire, je decide de redescenre chez oncle Obama, pour essayer de refour… pardon, d’entub.., enfin, vous avez compris, de faire profiter a un particulier l’opportunite d’acheter une occasion en Or, j’ai nomme Titine, le traste Koreen rouge.
Direction Bellingham, au Sud de Vancouver cote McDonald de la frontiere, a 1h en fond de 5 dans une Kia. 1h, c’est pas tout a fait ca. Je me disais aussi, a force de passer et repasser des frontieres, y a un moment ou Gi Joe il va finir pas me demander c’est quoi ma vie, et c’est precisement ce jour la, que j’ai eu droit a quelques questions et un retournement integral et en regle de ma voiture.
Ca m’a pas prit 2000 heures non plus, mais qu’est ce que j’aurais pu passer comme temps aux frontieres durant cette petite promenade depuis 2008. Bref, direction Bellingham, chez Marc Mazoyer, le frere de Giles, l’oncle du « Pauvre petit Marseillais qui tient un bouiboui de crepes pourries dans un pays de Con », Edu, le crepier Guatemalien.
Accueil plus que chaleureux dans une famille en Or, 15 jours au nord des Etats-Unis, entre site internet, attente des papiers de mon ex … voiture, achat des billets d’avion pour un depart dans le pays de Skipie le Kangourou, enquete sur le vol de mes 2700 euros au Guatemala via mes cartes de credit (Un grand remerciement a David L. pour de precieux conseils), coupage de bois dans la propriete, vidange de quelques cubis de vin de fabrication artisanale, test d’un four a Pizza.

 

Que du bonheur avec des gens sympas (T’es sympa toi !)

 

Bon il est temps de quitter le continent Americain apres 2 ans.
C’est pas si long 2 ans, c’est pas si petit 2 ans, et en fait on s’en fout, meme avec d’eternelles questions qui reviennent en permanence.
Bah, te, les questions, je balance :
– Qu’est ce t’as prefere en Amerique ? Le fait que le mot condom, qui n’est pas celui de la capitale des Bandas, mais plutot de Bandes, soit comprit par tous !
– Et si tu devais le refaire, tu referrais pareil ? Et si tu devais poser une question con, tu poserais la meme !

 

Je decide de faire en 2 etapes pour me rendre chez Crocodile Dundee. En fait, apres un calcul intense de ma part, c’est trois etapes et une faille spatio temporelle.
Bellingham – Seattle en bus, soit une poignee d’heure de bus.
Seattle – Los Angeles en avion, soit une autre poignee d’heure de vieux coucou.
Los Angeles – Sydney en pedalo, soit une poignee de mois … noooon, je deconne, en avion, 15h, pour un depart le Mardi 9 Novembre a 20h le soir, et une arrivee un Jeudi 11 Novembre : j’ai donc perdu le mercredi.
J’aurai donc vecu seulement 364 jours en 2010.

Aeroport de Sydney, accueil triomphal de tous mes potes avec banderole, bloc de foie gras et glacons pour le Ricard.

Non, ca, c’est les effets du JetLag et un vieux reve, je rammasse mon seul pote, mon sac Karrimor qui a prit un sacre coup de vieux avec une hemorragie interne du gel douche.
Affaires poisseuses mais qui sentent bon !

 

 

Je cherche un backpackers, quelques adresses en poche, je decide de prendre un Shuttle, moins cher finalement que le metro, et j’arrive sur Williams Street, grande artere qui separe Kings Cross de la City.
La City, c est la city, banquier, banquiere, boutiques avec des prix qui frolent le vol caracterise, des grands grattes cul, des neons a faire palir le premier Jacky a bord de sa 207 tuning !

Kings Cross, c est assez different : c’est un melange entre la Cotorep, l’hopital Marchand, le film le huitieme jour et la cour des miracles : bienvenue amis touriste, tu trouveras la, la fine fleur de la populasse …
J’en suspecte meme, d’avoir voles un camion de Malabar pour avoir des tatouages aussi moches …
Je descends faire un tour en arrivant au Backpack, je me fais aggresser pour louer un campervan ou acheter une voiture : l’industrie touristique bats son plein, et la tendance : j’essaye de faire racker un max les nouveaux arrivants.
Donc solution : allez tous vous faire enculer.
Je m’explique : j’envoie un peu chier (je deviens vulgaire sur un sujet qui m’horripile) le systeme mis en place pour essayer de voyager differement.
J’ai du liquide en poche, pas celui qui a exploser dans mon sac a dos, mais celui de la vente de ma magnifique Kia, donc j’opte pour un bout de voyage en velo en Australie.

Alors comment dire, je suis pas exactement un professionel de la petite reine, et dans ce domaine suis plutot Pompe a velo que compresseur, mais qui ne tente rien …
Comme suis un mec assez con par nature (si si vous pouvez confirmer), je decide d’acheter un velo, saccoches, et tout le bardas a Sydney, ville reputee discount.

En fait je me rends compte que je pars de 0 niveau organisation, et … bon, condition physique.
Donc plusieurs operations sont en cours pendants mes premieres semaines en terre Aborigenes : Ou je vais ? Comment acheter a moindre frais ? Ou stocker mes affaires inutiles ? Quand partir ?
J’elude plein de problematique en n’ecoutant que ma Mongolie interieure.
Le marchand de carte me dit qu’aller vers le nord c’est pas une solution ideale, donc bhe tiens, j’irais vers le sud, Melbourne soit 1000 et quelques bornes en longeant la cote. Le vendeur de velo me dit que c’est un long voyage, donc je prends un des velos les moins cher de la boutique, normal normaux, byciclette velo.

Je rencontre un compagnon de Backpack, Arnaud, Marseillais serveur, qui pour commenter mon futur voyage en velo, Sydney – Melbourne le dit : « En fait tu vas te cogner un Marseille – Dunkerque … », pour l’equivalence kilometrique je suis plutot d’accord, lois de la physique obligent, mais pour le cote exotisme, c’est pas vraiment le nord de la France que je vise, mais le sud de l’Australie.

Pour situer la narration, avec plus de details concernant la vie Autralienne, mon Hostel se trouve sur William Street, au 141 plus exactement, dans le quartier de Darlinghurst, enfin quartier, disons que Sydney est organise en sous-quartier/quartier/zone avec des noms plus ou moins fleuris : Darlinghurst, Woolloomooloo, EdgeCliff, Bondi, Bronte, Manly …. ca regale, surtout que les gens prononcent plus ou moins comme ils veulent : « Bondi » pour les Europeens, soit la plage tendance/fashion/beckham se prononce « BonDyyyy », alors que « Manly » plage surfuriser se prononce « Manli ».

Des Europeens, y a que ca, je croise donc un ramassis de « voyageurs » (la on en reparlera ….) venant d’Allemagne, France, Belgique, Angleterre, Irlande, Ecosse, bref, le sentiment de croiser Crocodile Dundee et l’Aborigene qui porte des chaussures dans le film s’amenuise.

Donc, le mot Backpacker, routard pour les intimes, s’appliquent a tout ce qui concerne le voyage. Maintenant nous allons nous consacrer a la vie d’un Backpacker en Australie, enfin … Backpacker plutot riche vu les prix !

Son logement : il a plutot tendance a dormir dans un dortoir de 4 a 16 lits « couiccouic » (Definition du lit « couiccouic » : lit superpose, qui lors d’un rendez vous galant, permet a Romeo de demonter Juliette en faisant vibrer des lits ikea en metal blanc qui font donc « couiccouic » – A savoir que cela se passe regulierement, j’avais trouve un livre dans un Bookshop, d’une Backpacker Australienne qui a ecrit : « j ai ete meme une fois, la seule dans le dortoir a ne pas partager mon lit » – Qui a parle de Baisodrome ? – Facon, apres le slip du Roumain en Argentine et les casques bleus pour partager les differentes communautes, ca reste le plus comvivial, non ?)

Sa Grotte, le dortoir, ressemble plus a un champ de guerre apres quelques semaines, type Sarajevo, qu’un a une quelconque forme de colocation : y en a meme qui ont retrouve des backpackers perdus en rangeant leurs affaires dans leur sac a dos.

Sa nourriture est a base de grande tradition francaise, composee exclusivement de feculent, type riz, pattes, oeuf, peut etre pomme de terre saute si le backpacker a eu l idee d’acheter de l’huile.

Il aime bien evidement des surprises, et pense a aggrementer ses repas de sauces sortie tout droit de l’imagination de Willy Wonka : pattes sauce bolognaise (industrielle je precise) pattes au fromage hamburger (le rape est bien trop cher), pattes au sel … en somme, des mets divins et delicieux.

Bien evidemment, le but d’avoir cette alimentation variee et equilibree a prix frisant le ridicule, est de pouvoir depenser le precieux argent de Papa-Maman pour se ruiner a la biere, ou whisky/vodka/rhum/ – coca le soir venu, entoure d’autres locaux d’Europe, Allemands, Hollandais, Francais, Indou … ha non, lui il nettoie les carreaux dans la boite.

Sinon, ils font comme les sans-toitures de chez nous, a grands litrons d’une cuvee exceptionnelle la Villageoise 1999 : je m’explique, ici l’alcool cogne, enfin surtout au niveau du prix, donc, meme si le Backpackers est bipede, il lui arrive de chercher le ratio le plus interessant pour dormir comme un bebe pendant 16 heures, et la, rentre en jeu, mon grand ami le Goon.

Goon, qui en Aborigene, signifit Pillow (ou oreiller pour les Francais), est un cubis de vin, contenant non pas seulement du vin, mais une mixture qualifie de vin accompagne d’oeuf, poisson et autres conservateurs B44. Son retour en mode gueule de bois le lendemain est assez destructeur, quand a l’haleine, elle ferrait fanee le maillot du Stade Francais Bref, certains de mes charmants compagnons de dortoirs, que je croise en fin de matine, sur les coups de 19h, sont completement jobards.

Pour les autres, y a mes copains du sud, et certains perdus qui devraient migrer dans le sud, en dessous de Bordeaux.
D’ailleurs avec mon ami le Marseillais, Arnaud, vous savez mon pote du Marseille – Dunkerque, on s’envoie 2,3 sessions de peches sur le port de Woolloomooloo (les quartiers a Sydney on souvent des noms de produits vaisselles), et c’est a cette occassion la, que je rencontre dans un bottle shop, traduire magasin d’alcool, Alex, Catalan, qui travaille la depuis quelques mois. (j’y reviendrais plus tard…pas seulement dans le bottle shop bande d’anes, mais a cette histoire de Catalan travaillant)

 

Focus, je reviens sur ma preparation pour depart en velo vers Melbourne.
J’achete donc quelques equipements, velo, casque hyperprofile pour prendre l’aspi dans les descentes, sacoches « waterproof » sur l’etiquette, une paire de chaussures au Geant Casion du coin, K-Mart a 8 dollars, une veste et un pantalan de type K-Way mais sans les couleurs francaises fluo a la Danny Boon … et en avant Guimgamp, je decide de partir apres une etude appronfondie de la carte routiere.

Au passage, je remercie Delphine et Laurent, rencontres au Guatemala lors de mon stage de Clown/Barman/Crepier dans la tres renommee Luna de Miel – Antigua, qui me laisseront stocker leurs affaires chez eux. (Un peu de pub pour leur site internet : www.loladel.com)

Et la, c’est le grand depart, un jour comme un autre, le 29 Novembre, avec un soleil magnifique, une journee a marquer d’une pierre blanche : en fait, meme si je pars bien le 29, j’ai jamais eu un temps aussi pourri sur Sydney, quelque chose d’assez Fantastique. (d’ailleurs, la meteo deviendra ma meilleure ami pendant mon voyage en Australie, vous lirez ca plus tard)

Pour le comite de depart, il y a Arnaud, le pote Marseillais et Sebastien un autre pote Marseillais.
Arnaud me demande de tester le velo, avec le poids repartis sur les roues avants et arrieres : resultat, il m’annonce que c’est chaud bouillant … je sais pas, j ai jamais essaye en pleine charge.
La veille je m etais fait un plan pour sortir de Sydney et atterir sur la Prince Highway, direction Woollongong. William Street, la monte de Bourke Street, a droite – a gauche, et les premiers panneaux arrivent : Royal National Parc.

C’est l’apocalypse, je vois rien, j’ai froid, il pleut, c’est la galere, je profite aucunement du paysage, et les seuls signes de vie sauvage que j’apercois sont sur le bas cote de la route, completement eclate par les voitures. (J’ai failli finir moi meme dans le fosse, avec quelques comportements sympathique de gros cons d’automobiliste qui klaxonnaient en me depassant)

Je suis donc parti du Backpacker, sur William Street, au 141, direction Woollongong.
En voiture c’est plus facile de suvire des panneaux, en velo, en centre ville, avec les sacoches, c’est du Gincana a chaque feu rouge. Un peu desoriente car j’ai juste quatre noms de rues avant de me rendre sur la Prince Highway, je gagne neanmoins ma nouvelle maison/route pour les prochains jours apres 1h de velo dans Sydney. J’embraye sur le Royal National Parc, on je comptais me faire plaisir, et camper pour prendre le temps de visiter cet institution Australienne, mais la meteo en decidera autrement.
Sur le bas cote j’apercois un iguane/varan mort aussi gros qu’un doberman, et apres une courte pause vidange, je ressens une petit piqure au niveau de la cheville droite.
Croyant qu’il s’agissait d’un moustique, je me gratte et decouvre un truc visqueux : tadammmm, premiere compagne de route : une sangsue.
Alors la, j’en connais des mecs derriere leur ecran qui vont me dire : Facile, pour enlever une sangsue il faut soit un megot de cigarette soit un briquet. Moi suis d’accord, comme lutter contre un requin il te faut un harpon, mais tu me dis ou je la trouve cette saloperie de cigarette !
Je decouvre le SeaBridge par une forte bruine et un vent violent, pas le temps pour les photos, ni l’envie. Deja 68 km, je decouvre Otford, et l’envie d’arriver au plus vite a Wollongong.
Mes affaires sont bien sur evidemment trempes, mais suis pas tout a fait demotive. Je resterais a Wollongong deux nuits, histoire de mieux preparer ma route et prendre le temps de refaire mes sacs.

 

 

Le 1 Decembre, je pars de Wollongong pour me rendre a Nowra, soit 77 kilometres. Bien sur au petit matin, c’est averse et averse, un grand bordel. Les quelques types que je croise bossant sur des chantiers se foutent gentimenent de ma gueule, mais te salue avec le sourire, ce qui donne chaque fois un petit coup de fouet.
Ma route principale est le Prince Highway, donc je croise des 38 tonnes toutes les 3 minutes, et ici, l’autoroute c’est plutot une nationale une voie, donc je fais pas trop le fier : j’ai pas envie de servir de steak hache au rapaces du coin.
La route est souvent innonde et mes sacoches touchent l’eau : bilan, mes affaires sont trempes de nouveau. Arrive a Nowra, je rencontre un Gallois qui fait la meme chose que mois dans l’autre sens. Il avait pete le Rack arriere il y a peu, et a investit dans un trailer (chariot) pour charger ses affaires …. on est tout les deux trempes comme des serpilleres. Je trouve un motel, sous une pluie battante, et a la reception, le chinois qui bosse me demande de rester dehors pour la seule raison que je « mouille » son entree; y a vraiment des rigolos, suis pas en latex encore, la pluie ca mouille …
Motel, chauffage a fond, rechaud dans la chambre pour bouffer quelques pattes, je m’endors comme un bebe.

 

2 Decembre, Nowra – Bateman Bay, soit plus de 100 km, je fais l’ambitieux. Je pars plutot, sur les coups de 8h, apres un petit dejeuner digne du Ritz.
Je checke tonnerre mecanique et m’apercois que la chaine a prit un peu de rouille, mais pour le reste ca gazouille. La content, j’apercois mon premier panneau Melbourne : 830 km, rien que ca didonc ! Et c’est donc le moment de ma premiere photo.
Une petit stop a Ulladula, 64km, coca/pain, il fait une chaleur de fou meme si les averses sont comme la chanson de Claude Francois : « ca s’en va et ca revient, c’est fait de tout petit rien …  »
Tout va donc tres bien, jusqu’a 5 km avant d’arriver a Bateman Bay ou je creve et casse deux rayons. La donc, galere, et vu que j’ai pas de rayons de rechange, je tente un petit coup de stop.
Apres 5 minutes d’attente, un 4×4 s’arrete, un charge le velo dans son hayon arriere, entre ses deux chiens et tout ce qui a rien a foutre dans sa voiture, et feu sur Bateman Bay.
Le mec me raconte qu’il a pas d’intestin, et que le boitier que j’apercois sous son tee-shirt lui sert donc, d’intestin : des fois, je tombe dans des discussions un peu bizarre. Bateman Bay, j’y resterais deux jours histoire de reparer les roues, et changer de type de pneux. Je rencontre de nouveau une vieille Allemande (l’Allemand a tjrs la peau dure), une Anglaise qui vient de louer une voiture et un mec de Suisse ou Autriche qui a un prenom a coucher dehors : Reto … (j’ai pas de Reto viseur sur mon velo …)
Bref, pendant que je bricole, on parle, sont gentils, tout ca tout ca, donc le soir, soiree Goon (traduction si vous vous souvenez bien : vin pourri).

 

Au matin, je regrette d’avoir pris la tangente pour aller au lit et fait la fete avec les autres : suis defonce et je dois faire 70 bornes pour me rendre a Narooma. Je pars tot au matin, encore une fois, je gagne un bled a 25 kilometres de Bateman Bay et bim, je recasse des rayons, en meme temps que je creve !
Petit detour pour un pit stop, et feu sur Narooma.
Entre temps, j’ai croise un Canadien, Alex qui veut faire Sydney-Melbourne, puis la Tazmanie et revenir sur Cairns en velo. Bon, le mec, c’est un cycliste, il est venu depuis le Canada avec son Velo a 1500 dollars, il s’entraine regulierement, moi a cote c’est Pinder et Jean-Richard, bien que, plutot content car on a fait les memes etapes. On se suit, enfin, je le suis, enfin … il me seme, pour se retrouver apres quelques heures a Narooma. On retrouve encore l’Anglaise, l’Allemande, et le nom qui sert a rien, a l’auberge. (eux sont dans deux voitures)
Il fait un temps un peu plus sympathique, meme si camper reste une vaste blague vu les previsions et les degats des eaux (a oui, y a des innondations dans le Victoria, et le Victoria c’est la ou je me rends … j’aurai du prendre un maillot de bain … merde) (remarque, vu que j’aime pedaler, j’envisagerai peut etre de troquer le velo contre un pedalo si le temps m’y force) Petit Ballade a Narooma … pour un depart le lendemain matin meme.

 

Direction : Merimbula ! Merimbula, c’est pas la porte a cote non plus, y a plus de 100 bornes.
Ha oui, l’Australie ca beau etre une ile, c’est haut et bas tout le temps. J’ai l’impression d’etre sur les coteaux de Pech David.
Malgres ca, sur les coups de 17h, j’arrive a Merimbula, non sans avoir crever une fois. La meteo est encore une fois desastreuse, donc je decide de me poser 2 nuits.
Ha oui, apres un petit check sur le velo, je remarque que j’ai encore eclate deux rayons. C’est sympa ce petit voyage. Deux jours ou la meteo m’empeche de faire quoi que ce soit …
Petit passage dans la salle tele de l’auberge, et donc, focus sur les innondations dans le Victoria, et bien sur devinez ou je me trouve : a la frontiere du Victoria. Avec le Canadien, Alex, on se tate a prendre la route, et finalement direction Lakes Entrance via Cann River, soit 140 ou 80 km.
Entre Eden et Cann River, y a rien.
Ouaip, rien … et meme les Rest Aera (aire de picnic) n’ont pas d’eau potable, c’est la lutte finale, entrain de mendier 1 bouteille d’eau a des gens qui s’arretent. Je reprends la route apres ce petit pit-stop, et la bah bim … je casse encore plein de rayons …..
Comme j’en ai plein la selle, apres 90 bombes, je me rends a Lakes Entrance en stop. Un mec sympa, qui bosse sur une plateforme petroliere me prends dans son gros pickup.
On parle de tout de rien, son pere est vendeur de velo (sic) et me donne 2, 3 tuyaux. Arrive a Lakes Entrance, y a pas de magasins de velo, donc je me pose 2 jours, pour poser mes affaires et faire un detour par Bairnsdale pour reparer. Dans la chambre suis avec un type qui a pas prit une douche depuis l’epoque du deluge des 40 jours et 40 nuits, meme les mouches rentrent pas dans la chambre … je crois que je vais me filer de l’Axe dans la narine.

 

Le lendemain, depart pour Bairnsdale, sans mes sacoches … et en fait apres etre arrive dans cette charmante bourgade, et vu le temps, je me rends compte que ca ne vaut pas la peine de continuer le calvaire.

Je rentre a Lake Entrance, et booke un ticket de bus pour Melbourne : j’y serais donc le lendemain soir, soit apres quelques 700-800 km en velo. Ca pas ete que du bonheur et c’est peut etre pas grand chose, mais bon voila, j’aurai essaye comme on dit. En attendant le bus, un bagagiste me dit que l’embarquement du velo se fait seulement si le chauffeur est d’accord, comme en ce moment suis plutot en mode chat noir, je me dis que je vais etre recale.

 

En fait ca gaszouille, le velo rentre dans la soute, et me voila soulage : Melbourne, j’arrive. Arrive a la Station de train de Bairnsdale (oui, Lake Entrance – Barnsdale en bus, et Barnsdale – Melbourne en train), un autre chauffeur de bus me regarde et me dit : « si c’etait moi, ton velo ne serait pas rentre dans mon bus … » , mais je te DEMANDE MOI SI TA GRAND MERE ELLE EN FAIT DU VELO GROS CON !!

Je lui reponds gentimenent, que sur 20 Millions d’Australien, y a forcement AUSSI, des cons qui conduisent des bus.
Il l’a mal prit ou pas, ca me demange pas le cerveau car dans le train, personne ne peut rien dire !

 

J’arrive a Melbourne, je remonte mes sacoches, et part en chasse pour un lit.
Mon pote, Lonely Planet, me donne quelques adresses. Je tente quelques Hostel et apres 4 refus, j’en trouve un, plutot cher, plutot nul, mais pas vraiment le choix vu le temps et les possibilites.
Il s’agit du Nomad, un truc avec un bar en bas, une cuisine qui ferait passer Mimi Maty pour Gulliver, un ascenseur qui send les retours de soirees arrosees …. mais le plus important c’est que je peux stocker mon velo sur le toit de l’hotel pour quelques jours.

 

Bref, quelques jours a Melbourne, villes plus « populaire », « artistique » que Sydney … Train : moyen de transport relativement chiant qui m’emmenera de Melbourne a Sydney, mais avant ca, je dois demonter casi entierement le velo pour le stocker dans un carton de … velo.

Un peu galere, autant au depart qu’a l’arrivee sur Sydney. Sydney, ou je retrouve les collegues Marseillais, dont Arnaud, le Marseille – Dunkerque. Des potes a lui l’ont rejoint : Daniel, Romain et Ben (que je salue au passage) Prevision : 3 semaines dans un hostel, pour la fin d’annee et objectif sud du Queensland pour le debut Janvier, et me motiver pour faire du Fruit Picking pendant quelques mois.

Vu que leur planning s’y prete, on fait une petite visite de Blue Mountains !

 

 

Alors, la fin d’annee, kesskece ? Noel, vague d’achats, de lumieres et de sapin dans un pays ou il fait 35 degres. Reveillon du 31 : soit disant un des plus beaux feu d’artifice du monde, mais bien sur … (soit dit en passant, OK, si tu as un helicoptere pour survoler les 3 spots: Opera, Pont et City)

Sinon, la vie est assez monotone car je ne bosse pas, et la course aux economies me fait un peur tourner en rond. Donc ca sera, grace a ma Rossinante a deux roues, plage casi tous les jours : Manly, Bronte, Tamarama, Cogee …

La motivation et surtout le moment pour trouver un job etait mal choisit : je compte partir le 4 Janvier pour Stanthorpe, et j’ai pas vraiment envie d’acheter (faire des frais) pantalons noirs, chemises et tout le tralalala pour bosser dans des bars et restaurants.

 

Neanmoins, je passe le RSA, Responsable Alcohol Service pour le New South Wales, soit l’etat de Sydney et la je me marre. Generalement on passe 8 heures dans une piece, avec un Barman pour instructeur, dont les bouteilles de Bordeaux qui porte sa date de naissance valent plus de 5000 euros, qui nous passe en revue toute l’hypocrisie d’un mec bossant dans un bar. Grosso modo, faut pas vendre d’alcool au gens saoul, que l’on ne doit pas vendre de triple dose, ni 3 verres a une seule et meme personne, que l on doit dire GENTIMENT a un mec qui a trop bu que l’on ne peut pas le servir(mais attention … faut lui dire gentiment, doucement, dans les yeux avec toute la diplomaties du monde …)

 

Y aussi des tristes histoires : la premiere c’est que le diplome du RSA ne doit pas boire (la grosse blague, en plus comment tu refuses a une, pardon, un client un verre offert), deuxio, des histoires de gens morts apres fortes consommation d’alcool (Dont le fameux Pedro Rodriguez, qui apres avoir ingurgite 15 Tequila, 3 bieres, 4 whisky coca et deux JaggerBomb est mort le lendemain au travail…, si je me souviens bien, et dire qu’avec le Marseillais, Edouard, on s’etait colle un pastis tous les quarts d’heure, depuis 15h de l’apres midi … soit 32 pastis chacun, en bossant bien evidemment ! ouhouh !

 

Bref, je passe cette vaste blague, et voila c’est fait je peux vendre de l’alcool aux gens a Sydney !
Bref, je le passe mi-decembre, et j’en aurais l’utilite que fin Janvier, maintenant je programme mon depart pour Stanthorpe qui en Aborigene veut dire : Venise.

 

Ouais je sais, il pleuvait dans le Queensland.
Ouais je sais, Stanthorpe c’est aussi dans le Queensland.
Ouais je sais, les innondations c’est pas qu’a la tele, m enfin, y avait quand meme 800 bornes d’ecart avec le nord du Queensland !!! (soit Marseilles Dunkerque a peu pres!)

J’arrive a Stanthorpe un mercredi, vers 5h30 du matin.
Bien evidemment c’est grand soleil et tout les magasins sont ouverts : le temps est pourri et tout est ferme. Je dois me rendre au BlueTopaz, un camping tenu par un Sioux si j’ai bien ecoute le telephone, car oui, j’ai un indic sur place, Sebastien, Marseillais aussi (putain, c’est un tribu l’oheme)

Au final, la gonzesse du camping c’est Sue, rien a voir donc avec les Apaches. 140 dollars la semaines pour dormir comme les Gipsys Kings, douche payante comme le moindre service.

En arrivant, il faut s’inscrire sur une liste, autre que celle de Schnilder, pour trouver du boulot.
En fait, mere Sue, elle s’occupe de trouver du boulot : ce qui l’arrange bien en fait,car comme ca, les backpackers viennent chez elle, puis, elle fait payer le moindre deplacement avec son Van, 10 dollars.
Pendant les 3 jours d’attente, je rencontre les occupants du Camping : y a une belle petite colonie de Francais sympa, puis de Koreo-Japonais.
Finalement, apres 3 jours, je bosse pour Orazio, un Sicilien expatrie depuis.., en fait toute sa vie, en Australie. On se tape les poivrons, capcicon en Anglais, et bien que le travail a l’air libre soit plutot sympa, le dos ramasse pendant les 8h de boulot quotidien.
En fait je bosserais que peu de temps : il pleut tout les jours, et comme le camping est proche d’une riviere (ce qui, doit avoir, son petit charme au printemps, lorsque c’est pas l’epoque des innondations …) l’eau monte a une vitesse phenomenale.
Elle monte tellement vite, que l’ont apercoit deja plus le panneau : ceder le passage, puis le groupe electrogene prends l’eau, autour des pompes a eau qu’il faut arreter, puis …. deja des bruits circule dans le camping qu’il faut se tenir pret avec son sac a dos pour … peut etre evacuer.
En fait, au petit matin, la police est venu avertir Sue-Jacques Cousteau qu’il faut evacuer tout le camping : en effet, la veille a 150 km, une ville s’est fait engloutir suite a l’explosion d’un barrage. Grosso modo : c’est la caca.

La je me dis que avoir des potes qui s’appellent : Sebastien, Fx, Glenn, Hadrien, JC, Boris, Lucille, Marine, etc etc … ca sert a rien, j’aurais prefere Moise et Noe.

 

 

On prends le bus, direction l’evacuation center du coin, puis un motel, pour dormir le soir … du bonheur. La situation est plutot bien geree, mais c’est pas l’idee que je me faisais du fruit picking : je pensais pas avoir besoin de mon masque et mon tubas.

Bref, je remballe, j’annonce a Orazio que voila, l’est bien gentil, mais si c’est pour bosser que de temps en temps, moi perso, je rentre a la grande ville, trouver du boulot … et c’est la que mon pote Alex, le Catalan rentre en jeu : je savais qu’il devait se barrer de son poste sous peu, donc je contacte pour qu’il me mette en relation avec le Manager.

 

Je reprends le bus, dit aurevoir aux copains, et j’arrive sur Sydney un peu dephaser le lundi matin tres tot.

Direction mon premier Backpacker, qui est a 5 minutes a pied du bottle shop ou bosse Alex, puis apres avoir repris contact avec les Marseillais Dan, Arnaud, Romain et Ben, direction Bronte Beach pour un petit BBQ sur la plage. Tranquille ! du soleil !

 

Apres une descente le mercredi au Liquor Shop pour rencontrer Alex et son Manager, je suis officiellement embauche par BWS, qui signifit : Beer Wine and Spirit, la grande classe.

 

 

Depuis ce jour j’a recupere ma Rossinante, ma Poderosa III … mais tjrs pas de Granado ni de Sancho.
J’ai aussi demmenage dans une maisonette vieillotte, voir, une cage a poules qui date des premiers colons Anglais.

 

Au Bottle Shop ou je bosse, c’est souvent crise de rire, sur demande absurde, mais toujours dans un contexte de detresse sociale : je vends de l’alcool, pas des jouets a Toys R us, donc la clientele a souvent des problemes. Je reste quelques mois sur Sydney donc, et mon telephone portable est le …. facon, vous vous en foutez, car vous avez soit l’excuse du decalage horaire, soit le prix de la communication pour ne pas m’appeler.

 

 

Ha oui, je sais pas si je vous l avez raconte, mais en Bolivie lors du Salar d’Uyuni, j’avais rencontre Graham et Vicky, un couple d’Australien, d’environ 50 ans, qui visitez l’Amerique du Sud.
Ca remonte a 2 ans maintenant, ils parlaient pas trop bien Espagnol, et mois je me debrouillais dans les deux langues, donc, j’avais servi de Nelson Montfort pour la traduction.
Ce couple n’avait pas internet, enfin, pas d’adresse net, donc difficile de garder contact, neanmoins ils m’avaient files leur numero de portable sur un bout de papier volant.
Et bien … apres l’envoi d’un texto, ils se souviennent bien de moi, et veulent absolument m’accueillir chez eux a cote de Brisbane (un truc comme Palm Beach …) donc, c’est plutot une bonne nouvelle si la vie Sydeenne (mauvais jeux de mots) me casse les nuts.

 

 

Sur ceux, … entre match du VI Nations 2011 a 4h du matin, et piscine a vague Pacifique, la vie s’ecoule tranquillement.

 

 

Guillaume

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *